La Tempête Al-Aqsa et nous : le soutien à la résistance est un droit légitime (Partie 1) — Luk VERVAET

La Tempête Al-Aqsa et nous : le soutien à la résistance est un droit légitime (Partie 1) — Luk VERVAET

Y a-t-il encore une vie après Gaza ? Récemment, un ex-collègue, professeur dans les prisons, m’envoyait ce message à propos de Gaza, adressé à tous ses contacts : «  Plus jamais ça  !  et Pas en mon nom  !  Vous voyez de quoi je parle, n’est-ce pas ? Inacceptable, intolérable, insupportable, immonde, ignoble, à gerber, ces événements me rendent malade, pas vous  ? » Oui, comme beaucoup d’autres, ce qui se passe à Gaza me rend malade, moi aussi. Nie wieder, Never again, Plus jamais ça, nous l’avions écrit en grandes lettres dans les livres d’histoire après le ghetto de Varsovie, après Hiroshima, après Auschwitz. Mais, comme le disait Arundhati Roy lors d’une conférence sur Gaza, le « Nie » et le « No » sont tombés, il ne reste que « Wieder » et « Again ». Les horreurs d’il y a quatre-vingts ans ont repris vie à Gaza 2024.

On ressent le désespoir du philosophe Theodor Adorno quand il écrivait, vingt ans après la découverte de l’horreur du camp de la mort d’Auschwitz : « Écrire un poème après Auschwitz est barbare, il faut se demander si l’on peut encore vivre après Auschwitz. L’idée, qu’après cette guerre la vie pourrait continuer ‘normalement’ ou même qu’il pourrait y avoir une reconstruction de la civilisation … est une idée stupide ».

On se sent comme dans le film Zone of Interest, où les bourreaux nazis vivent une vie tout à fait normale et agréable de l’autre côté du mur du camp d’extermination d’Auschwitz. Tout comme nous à côté de Gaza.

Les similitudes sont là.

Avec cette différence qu’aujourd’hui, les drapeaux palestiniens sont portés par des millions de personnes dans le monde entier. Que nous avons encore la possibilité de changer le cours de ce génocide filmé.

Que nous avons la possibilité de connaître et de faire connaître la vérité : non, Israël n’est pas la victime. Non, l’assaut du 7 octobre 2023 n’était pas une action de haine « des terroristes islamistes contre les Juifs », mais de la Résistance palestinienne contre l’occupant sioniste. Comme a dit Julian Assange : si les guerres peuvent être déclenchées par des mensonges, la paix peut être déclenchée par la vérité.

Nous avons la possibilité d’appeler les gens à se ranger du côté de l’axe de la résistance à Gaza, au Yémen, en Irak et au Liban pour arrêter le génocide qui se passe sous nos yeux.

Commençons par comprendre les raisons du soulèvement du ghetto de Gaza du 7 octobre et par défendre sa légitimité. Parmi ces raisons légitimes, la question de la libération des prisonniers prend une place centrale.

La question du Hamas au monde : « Mais que voulez-vous qu’on fasse ? »

Depuis le début de l’occupation de la Palestine, l’enfermement de masse, la torture, les assassinats, l’isolement et la détention arbitraire ont été le sort du peuple palestinien dans son ensemble. (1) Avec en parallèle, une résistance inouïe de ce peuple et de ses prisonniers.

Au début de l’année 2023, le ministre de la Sécurité nationale et des prisons, Itamar Ben Gvir, assis devant un grand plateau de nourriture et de pain frais, annonçait que dorénavant les prisonniers palestiniens n‘auraient plus l’autorisation de faire du pain. Dans le passé, après de longues luttes, y compris des grèves de la faim collectives, les prisonniers palestiniens avaient obtenu des droits, dont celui de produire leur propre nourriture. De tous ces droits élémentaires, Ben Gvir annonce qu’il va faire table rase et qu’il mettra fin aux « conditions de luxe » des Palestiniens dans les prisons israéliennes. (2)

Il annonce des transferts à grande échelle de prisonniers palestiniens et sa volonté de briser toute forme d’auto-organisation en les séparant davantage les uns des autres. En 2023, dans les prisons d’Ofer, de Naqab, de Megiddo et de Damon, les raids se suivent, les biens des prisonniers sont saccagés et confisqués. Des dizaines de prisonniers sont placés en isolement collectif. Des dizaines d’autres sont transférés d’une prison à l’autre et le plus souvent mis dans des cellules d’isolement. Pour Ben Gvir, les prisonniers et prisonnières ne seront plus incarcérés dans des cellules selon leur appartenance à une organisation, dorénavant les prisonniers des différentes factions seront mis dans la même cellule.

Il ordonne la diminution des visites familiales à une fois tous les deux mois pour les prisonniers accusés d’« infractions à la sécurité » (en juin 2023, il y en avait environ 4 900).

Puis, il prend une liste de mesures pour rendre la vie en prison encore plus invivable : diminution du temps de la douche, diminution des types de shampoing proposés dans les cantines de la prison, restriction de l’accès à la télévision, diminution du temps passé au préau, limitation de la disponibilité de la viande d’agneau, suppression des prestations de soins dentaires, obligation pour les prisonniers palestiniens de payer de leur poche les visites chez le dentiste, instauration d’un régime de fouilles plus invasives, augmentation de la mise en isolement, réduction du nombre de libérations anticipées. En ce qui concerne ce dernier point, il existait un jugement de la Cour suprême israélienne en 2017 qui stipulait que l’État « doit fournir à chaque ‘prisonnier de sécurité’ un espace de vie de 4,5 mètres carrés, y compris une douche et des toilettes, ou de 4 mètres sans ces inclusions ». En cas de manque d’espace, des prisonniers en détention administrative pouvaient être libérés. Sous Ben-Gvir, cette mesure n’était plus d’application.

Le 31 janvier, un raid violent a eu lieu contre des femmes palestiniennes détenues à la prison de Damon. Tous leurs biens ont été confisqués, toutes les visites annulées et la prisonnière palestinienne Yasmine Shaaban a été mise en isolement.

En mai 2023, Itamar Ben-Gvir en personne a participé à un tel raid contre les prisonniers de la prison de Gilboa, saccageant les cellules et utilisant de bombes sonores.

Les prisonniers et prisonnières ont résisté à cette vague de terreur par tous les moyens possibles, y compris par une grève de la faim collective. En février 2023, un mouvement de rébellion et de désobéissance des prisonniers, qui a duré un mois, obtient quelques concessions. Mais pour l’essentiel, rien ne change. À l’étranger, aucune voix officielle ne s’est levée pour soutenir les prisonniers.

La mort de Khader Adnan

Le 2 mai 2023, après 86 jours de grève de la faim, Khader Adnan, le Bobby Sands palestinien, meurt dans une prison israélienne. Considéré par Israël comme une personne importante au sein du Jihad islamique, il est mort à 44 ans, devenant ainsi le premier détenu palestinien depuis 1992 à mourir en détention d’une grève de la faim.

La décision de le laisser mourir était un message du gouvernement fasciste de Netanyahou et de Ben Gvir, adressé aux prisonniers et au peuple palestinien, qu’Israël se dirigeait vers la confrontation totale.

Khader Adnan avait été incarcéré treize fois sous le régime israélien de détention administrative. Une sorte de Schützhaft, une mise en détention préventive des adversaires potentiels, que les nazis pratiquaient dans les années 1930. Environ un quart des prisonniers palestiniens sont ainsi détenus sans inculpation ni jugement dans le cadre de cette pratique. Cette détention peut durer de trois à six mois et est renouvelable indéfiniment.

Lors de sa détention arbitraire à répétition, Khader Adnan avait mené six grèves de la faim : 25 jours en 2004, 66 jours en 2012, 56 jours en 2015, 58 jours en 2018, 25 jours en 2021 et 87 jours en 2023. Pour le Club des prisonniers palestiniens, Khader Adnan était devenu un symbole pour les Palestiniens : « Ses grèves de la faim lui avaient permis à chaque fois de retrouver la liberté après ses arrestations arbitraires répétées ». (3)

Mais cette fois, en 2023, les autorités sionistes l’ont laissé mourir : dorénavant il n’y aura plus rien à négocier. Un prisonnier ne pourra plus rien obtenir. Une grève de la faim signifiera votre mort.

En réponse à sa mort, les Brigades al-Quds, la branche militaire du Jihad islamique, ont lancé des roquettes contre des villes en Israël. Débutait alors une campagne d’élimination systématique par Israël des dirigeants de cette organisation. Une élimination qui avait déjà commencé en août 2022, quand Israël avait tué trois de ses commandants. Cette fois, début mai 2023, par une attaque ciblée, Israël tue Shaker al-Ghannam, Khalil Salah al-Bahtini et Tariq Mohammed Ezzedine, trois commandants des Brigades al-Quds. Leurs épouses et quatre enfants perdent la vie. Vingt-deux personnes sont blessées. Un quatrième commandant, Ali Hassan Ghali, est tué un peu plus tard, ainsi que son frère Mahmoud et son neveu. Puis, Iyad al-Hassani, qui remplaçait un des commandants assassinés, tombe lui aussi. En tout, en mai 2023, six commandants sont assassinés.

« Il n’y aura plus d’échanges de prisonniers »

L’échange de prisonniers palestiniens, arabes et d’autres nationalités contre des prisonniers israéliens – des soldats ou civils capturés par la résistance, morts ou vifs, ceux ou celles que l’occupant appelle « des otages » – a été une pratique courante pendant des décennies. C’était le seul moyen d’obtenir des libérations des prisonniers politiques.

Ainsi, dans la période de 1969 à 2011, une dizaine de tels échanges ont eu lieu. (4) Et même avant, comme en 1955, où Israël devait accepter de libérer quarante soldats syriens détenus en Israël, en échange de quatre soldats israéliens, capturés lors d’une patrouille sur les hauteurs du Golan.

Dans les livres Sumud (5), nous avons collecté plusieurs témoignages de prisonnières, torturées physiquement et psychologiquement, violentées sexuellement et sans aucune perspective de libération hormis ces échanges de prisonniers. Parmi elles, Rima Tannous en 1979 ou Thérèse Halasa en 1983. Rasmea Odeh, une résistante palestinienne, torturée et violée dans une prison israélienne, condamnée à la prison à perpétuité, que j’ai pu interviewer au festival An Eye for Palestine à Gand, a, elle aussi, été libérée lors d’un échange de prisonniers en 1980. En échange de la libération d’un soldat israélien, le FPLP-CG a obtenu la libération de 78 prisonniers et prisonnières, dont Rasmea.
En mai 1985, le même FPLP-CG parvint à un nouvel échange sous le nom d’échange Ahmed Jibril, du nom du leader de l’organisation. Il a permis l’échange de 1 270 détenus palestiniens (en majorité de l’intérieur de la Palestine) contre trois soldats israéliens capturés au Liban. Des militants propalestiniens japonais et allemands faisaient partie des libérés. L’accord stipulait aussi un refus des exils forcés et l’exigence d’une amnistie générale pour ces prisonniers.

Je me souviens de Samir Kountar, qui, en 2008, avait été libéré, avec quatre autres prisonniers libanais, lors d’un échange entre Israël et le Hezbollah. En décembre 2010, il prenait la parole au Colloque international de soutien aux prisonniers palestiniens à Alger, auquel je participais en tant que membre d’une délégation des Pays-Bas. Samir Kountar avait passé près de trente ans en prison. À l’âge de 16 ans, il avait participé à un commando du FLP qui voulait capturer de soldats israéliens pour les échanger contre des détenus libanais et palestiniens. L’opération a mal tourné et a causé la mort de plusieurs membres du commando et de civils israéliens. Arrêté, il est condamné, le 28 janvier 1980, à « cinq fois la prison à perpétuité avec 47 ans supplémentaires ».

Au colloque à Alger, Samir Kountar ne parlait pas de lui-même. Il était là pour rappeler aux pays arabes et aux organisations palestiniennes et internationales qu’il n’y avait pas d’autres moyens que des actions de résistance pour faire libérer les prisonniers. La liberté de Samir Kountar ne durera que sept ans. Le 8 septembre 2015, les États-Unis l’inscrivent sur leur liste des « terroristes internationaux ». Trois mois plus tard, il sera tué le 19 décembre 2015 par un raid aérien israélien près de Damas. Il n’avait que 53 ans.

En 2011, un an après le colloque à Alger, a eu lieu l’échange Gilad Shalit via l’accord Wafa al-Ahrar : 1 027 prisonniers palestiniens – mille hommes et 27 femmes – ont été libérés en échange de la libération d’un sergent israélien, Gilad Shalit, capturé par des combattants palestiniens près de la clôture entre Gaza et Israël en 2006. Les négociations avaient duré cinq ans.

Mais, depuis plus rien.

Déjà, lors de l’échange Shalit, Israël avait refusé d’inclure des leaders de la résistance du Fatah, du Hamas, du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) ou du Jihad islamique et d’autres groupes. Mais Israël recommençait aussi à réarrêter un grand nombre de prisonniers libérés et à remplir ses prisons avec de nouveaux détenus. Ainsi, Nael Barghouti, le plus ancien prisonnier palestinien dans les prisons israéliennes, libéré en 2011, est réarrêté en 2014. Atteint d’un cancer, il en est aujourd’hui à sa quarantième année de prison.

En 2020, en pleine période Covid, dans un article ayant pour titre Un échange de prisonniers en vue entre la résistance palestinienne et l’occupant ?, Ramzy Baroud écrivait que « pour la première fois depuis la guerre israélienne contre Gaza en 2014, le gouvernement israélien du Premier ministre Benjamin Netanyahu signalait sa volonté d’engager des négociations pour la restitution des corps de deux soldats israéliens qui seraient détenus par des groupes de résistance à Gaza ». (6) Il s’agirait d’une proposition israélienne d’échanger des prisonniers palestiniens contre les corps de deux soldats. Israël posait déjà ses conditions : pas question d’un échange avec des prisonniers palestiniens condamnés pour avoir pris part aux attaques contre des soldats ou des colons.

Des conditions rejetées par le Hamas et les autres organisations : il n’y aura pas d’accord d’échange tant qu’Israël ne libère pas les prisonniers réarrêtés dans les mois et les années qui ont suivi l’échange de 2011. Ensuite, la résistance palestinienne veut la libération d’un maximum des prisonniers. Enfin, les dirigeants des différentes organisations de la résistance doivent faire partie de l’échange.

En résumé, depuis 2011, il n’y a plus d’espoir pour les prisonniers et leurs familles, pour ceux et celles réincarcérés après 2011, pour les nouveaux arrivants, les enfants prisonniers, les prisonniers condamnés à la prison à perpétuité (500+), ceux et celles en détention administrative. Tout est au point mort.

Ajoutez à cela la situation dramatique à Gaza, la plus grande prison à ciel ouvert au monde, un véritable ghetto où il n‘y a pas d’espoir non plus que les choses peuvent encore changer après dix-sept ans d’étranglement par un blocus total. Ajoutons les intrusions de plus en plus régulières des colons dans la mosquée d’Al Aqsa. Puis, les sept millions de Palestiniens qui vivent dans des conditions extrêmes dans des camps de réfugiés et d’autres zones hors de la Palestine. Qui souhaitent retourner sur leurs terres, mais qui sont confrontés au contraire : une expansion sans précédent des colonies israéliennes en Cisjordanie, des plans pour l’annexion de la Cisjordanie et de Jérusalem et l’expulsion des populations.

C’est dans ces circonstances que la Résistance palestinienne a décidé de briser le cordon meurtrier autour de Gaza et de jeter toutes ses forces dans le combat contre l’occupant. Avec cet objectif central : obtenir la libération des prisonniers.« Après 75 ans d’occupation et de souffrances incessantes », peut-on lire dans le document du Hamas qui explique les raisons de l’assaut du 7 octobre (7), « et après l’échec de toutes les initiatives pour obtenir la libération des prisonniers et le retour de notre peuple, après les résultats désastreux du soi-disant processus de paix… Qu’attendait-on du peuple palestinien après tout cela ? Qu’il continue d’attendre et de compter sur l’impuissance de l’ONU ! Ou qu’il prenne l’initiative de défendre le peuple palestinien, ses terres, ses droits et ses valeurs sacrées, en sachant que l’acte de défense est un droit inscrit dans les lois internationales, les normes et conventions internationales ? ».

Partie 2 : L’objectif majeur du soulèvement du ghetto de Gaza du 7 octobre : la libération des prisonniers et prisonnières palestiniens.

Notes

[1] L’histoire de la Palestine occupée est une histoire d’enfermement. Parmi les livres sur le sujet La toile carcérale, une histoire de l’enfermement en Palestine, par Stéphanie Latte Abdallah, Bayard, 2021 ; La Révolution captive, par Nahla Abdo, Éditions Blast, 2019 ; These chains will be broken, Palestinian Stories of Struggle and Defiance in Israeli Prisons par Dr. Ramzy Baroud, Clarity Press, 2020 ; SUMUD, trois livres sur la résistance des prisonniers palestiniens, Édition Antidote, 2022-2023. Voir aussi le film Ghost Hunting, La Chasse aux fantômes, réalisé et écrit par Raed Andoni, 2017 sur les traumatismes des prisonniers libérés.
Voir aussi quelques-uns de mes articles de 2012 : “ Soutenir les prisonniers palestiniens au niveau international deviendra une question de vie ou de mort ” (2012). https://lukvervaet.blogspot.com/2012/12/en-2013-soutenir-les-prisonniers.html et : https://lukvervaet.blogspot.com/2014/08/cette-prison-qui-pour-nom-palestine.html (2014)
[2] Des informations recueillies par https://www.middleeasteye.net/opinion/israel-palestine-war-prisoners-c… , https://www.newarab.com/news/ben-gvirs-palestinian-prisoner-proposals-… , www.samidoun.net
[3 ]https://www.aa.com.tr/fr/monde/palestine-figure-%C3%A9minente-du-jihad…
[4] ]https://www.aa.com.tr/fr/monde/les-dix-accords-d-%C3%A9change-de-priso…;: :text=Isra%C3%ABl%20lib%C3%A8re%201%20155%20d%C3%A9tenus,’’Op%C3%A9ration%20Galil%C3%A9e’’.
[5] SUMUD, Paroles de résistance des prisonnières palestiniennes www.antidoteedition.com
[6] Ramzy Baroud est journaliste, auteur et rédacteur en chef de The Palestine Chronicle. www.ramzybaroud.net
[7] Dans « Our Narrative … Operation Al-Aqsa Flood » (Notre récit … Opération la Tempête d’Al-Aqsa) , le Hamas explique les raisons, le contexte, le calendrier et les événements de ce qui s’est passé le 7 octobre

»» https://lukvervaet.blogspot.com/2024/03/la-tempete-al-aqsa-et-nous-le-…

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Source: Lire l'article complet de Le Grand Soir

À propos de l'auteur Le Grand Soir

« Journal Militant d'Information Alternative » « Informer n'est pas une liberté pour la presse mais un devoir »C'est quoi, Le Grand Soir ? Bonne question. Un journal qui ne croit plus aux "médias de masse"... Un journal radicalement opposé au "Clash des civilisations", c'est certain. Anti-impérialiste, c'est sûr. Anticapitaliste, ça va de soi. Un journal qui ne court pas après l'actualité immédiate (ça fatigue de courir et pour quel résultat à la fin ?) Un journal qui croit au sens des mots "solidarité" et "internationalisme". Un journal qui accorde la priorité et le bénéfice du doute à ceux qui sont en "situation de résistance". Un journal qui se méfie du gauchisme (cet art de tirer contre son camp). Donc un journal qui se méfie des critiques faciles à distance. Un journal radical, mais pas extrémiste. Un journal qui essaie de donner à lire et à réfléchir (à vous de juger). Un journal animé par des militants qui ne se prennent pas trop au sérieux mais qui prennent leur combat très au sérieux.

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