Bal tragique à Crépol : un mort

Bal tragique à Crépol : un mort

L’assassinat de Thomas dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023 dans le village drômois de Crépol, lors d’une fête réunissant près de 400 personnes, n’est pas un simple « fais divers » tragique.

L’énorme émotion qu’elle a suscitée dans l’ensemble du pays montre bien que c’est devenu une affaire nationale. Ce meurtre ignoble correspond à ce que le sociologue Marcel Mauss appelait un « fait social total », autrement dit un événement qui amène la société à s’interroger sur elle-même, sur son fonctionnement, et sur son devenir.

D’ordinaire l’évocation d’un tel fait ne suscite aucune réaction collective. Car, en dépit de sa gravité, il est un impondérable de la condition humaine, la suite d’une glaçante série inaugurée par Caïn, qui, jaloux de son frère Abel, fut pris d’un élan homicide.

Habituellement, l’opinion publique, se disant qu’elle n’a aucune raison de supposer l’homme bon, pour paraphraser Fichte, vaque à ses occupations, ne se mobilise pas, laissant à l’institution judiciaire le soin de remplir sa fonction de la protéger des brebis galeuses, de ceux qui sont incapables de réprimer leur instinct de violence.

Un fait divers se mue en « fait social total » lorsque la question de la responsabilité change de dimension : l’on ne considère alors plus uniquement la responsabilité individuelle, celle du meurtrier, qui, sauf en cas de pathologie mentale ou de minorité, doit rendre compte de ses actes, mais l’on pose le problème d’une responsabilité collective, l’on implique les gouvernants dans l’affaire.

 

C’est ce qui est arrivé cet été, après le décès de Nahel. Une génération entière s’est soulevée, s’en prenant aux bâtiments publics et pillant les commerces, avec la bénédiction de l’inénarrable Jean-Luc Mélenchon, qui a conseillé de surtout viser les commissariats, symboles de l’« État policier », et de faire de la redistribution directe des richesses, justifiant le vol au nom de la lutte contre le capitalisme.

Le 4 août 2021, à Marseille, dans le quartier populaire de la Belle-de-Mai, il est arrivé exactement la même chose qu’à Nanterre avec Nahel : un certain Souheil a été abattu par un policier lors d’un contrôle routier. Pourquoi sa mort n’a-t-elle pas déclenché des émeutes d’envergure nationale ? Parce que sa mort n’a pas eu le même retentissement médiatique. Souheil n’était pas connu du rappeur Jul, à la différence de Nahel, qui l’avait rencontré à Nanterre pour le tournage du clip de son morceau Ragnar.

Le vrai responsable des émeutes de 2023, c’est Jul. Ce n’est pas une accusation, il n’est coupable de rien, c’est un constat. Froid. Clinique. Scientifique. Comme le faisait remarquer le sociologue Vilfredo Pareto, les masses ne constituent une force politique qu’en tant qu’elles sont mues par des leaders. À la lutte des classes comme moteur de l’Histoire de l’école marxiste il substitua une autre théorie, celle de la « lutte entre des élites ».

 

Force est de constater que Jul, ce trentenaire marseillais devenu l’idole des jeunes, est aujourd’hui doté de plus de pouvoirs que le président Macron lui-même. Et son nom de réapparaître dans l’affaire de Crépol. La rixe aurait été causée par le fait que, pendant un son de Jul, un rugbyman du groupe de Thomas aurait tiré les cheveux longs d’un jeune maghrébin, le traitant de « chikita », a-t-on dit çà et là.

La colère qu’a provoquée chez de très nombreux Français cet abominable meurtre s’explique pour beaucoup par l’irruption des émeutes cet été, qui a considérablement aggravé le « stress ethnique ». La mort de Thomas vient alimenter le ressentiment des Français contre la politique d’immigration que conduisent indistinctement gouvernements de droite, de gauche et du centre depuis des décennies.

Le peuple historique se rend de plus en plus compte que le régime qui le gouverne – la République – a pour dessein de le détruire par le truchement de l’arrivée régulière d’une masse d’étrangers extra-européens sur son sol.

 

Comme Satan fut homicide dès le commencement, nous dit l’Évangile selon saint Jean (chapitre VIII : verset 44), aussi la République est « francocide » depuis sa naissance.

Après son avènement, en septembre 1792, Louis XVI a été exécuté – le 21 janvier 1793 –, ensuite ce fut le tour de son épouse Marie-Antoinette – le 16 octobre 1793 – puis en mars 1793 ont débuté les guerres de Vendée ; Gracchus Babeuf dut inventer un vocable pour les décrire : populicide.

Le populicide vendéen fut en quelque sorte un prélude au populicide actuel commis par l’État républicain contre ses propres ressortissants. La manière dont il le mène est bien plus sournoise, et donc redoutablement efficace. Ce n’est pas lui qui fait directement couler le sang. Il délègue, tacitement. Tout en se parant de toutes les vertus.

« Droits de l’homme », « Liberté, Égalité, Fraternité », « France terre d’asile » : ces syntagmes sont leurs armes, bien moins terrifiantes que canons, fusils, etc., mais pas moins efficientes pour accomplir son abject forfait d’anéantissement du plus noble des peuples.

 

Ainsi notre salut passe par le retour de la Frontière. Davantage de moyens doivent être alloués à la surveillance des flux de migrants arrivant par la mer. Le regroupement familial doit être suspendu, et les clandestins être systématiquement expulsés.

Il est bon qu’il y ait des frontières, comme le soulignait Bossuet : « Il ne faut donc pas penser que les bornes qui séparent les terres des particuliers, et les États, soient faites pour mettre la division dans le genre humain ; mais pour faire seulement qu’on n’attente rien les uns sur les autres, et que chacun respecte le repos d’autrui. »

Que Thomas repose en paix.

NOTES

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