Le sprint de recrutement d’enseignants avant la rentrée porte ses fruits

Le sprint de recrutement d’enseignants avant la rentrée porte ses fruits

Le sprint pour recruter des enseignants à temps pour la rentrée porte ses fruits, du moins dans les centres de services scolaires (CSS) de Laval et des Patriotes, à Saint-Bruno-de-Montarville, qui ont été jugés ayant le plus de besoins par le ministre de l’Éducation, mercredi.

À Laval, le CSS est passé de 905 postes à pourvoir la semaine dernière à 108 en quelques jours. Jeudi, « tous les postes réguliers d’enseignants » avaient trouvé preneur, a confirmé au Devoir la porte-parole Stella Duval. Il reste encore 71 postes à temps plein et 37 postes à temps partiel en remplacement à pourvoir, a-t-elle ajouté.

Mercredi, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, a indiqué que le CSS de Laval faisait face à la plus grande pénurie, selon des chiffres remontant à la semaine dernière. Bien qu’il eut affirmé avoir « besoin d’aide » et faire face à un « défi considérable », l’élu a aussi dit avoir confiance de voir les postes d’enseignants être pourvus assez rapidement.

Au CSS des Patriotes, le nombre de postes à pourvoir était de 874 le 14 août, pas loin derrière Laval. Il a fondu à 82 une semaine plus tard. Une porte-parole précise que 7 postes réguliers sont vacants, et il faut trouver preneur pour 75 postes à temps partiel.

La récolte de données du ministre s’est faite « avant la tenue de nos séances d’affectation des 16, 18 et 21 août derniers, au cours desquelles nos besoins ont été comblés en grande partie », souligne la conseillère en communication du CSS, Marie-Pierre Laflamme.

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« À titre de comparaison, à pareille date l’an dernier, nous avions déclaré 16 postes réguliers ainsi que 231 postes à temps partiel vacants, ajoute-t-elle. Les efforts faits en amont par notre équipe pour préqualifier le plus de candidats possible et ainsi accélérer le processus lors de nos séances d’affectation ont porté fruit. »

En matinée jeudi, Le Devoir rapportait des cas d’enseignants ignorés par les CSS, malgré leur expérience et leur disponibilité. L’une d’elles a reçu une offre d’emploi dans la journée.

À (re) lire

Au CSS des Découvreurs, à Québec, il ne restait que trois postes réguliers à pourvoir en date de mercredi, selon les chiffres fournis par le porte-parole Charles-Antoine Gagnon. Au CSS des Premières-Seigneuries, dans la même ville, 47 postes d’enseignants étaient vacants mercredi. Jeudi, ce nombre était passé à 19. « La situation évolue bien », ont écrit les relations médias dans un courriel.

Les CSS de la Capitale, toujours à Québec, et Marguerite-Bourgeoys, à Montréal, ont assuré au Devoir que toutes leurs classes seront ouvertes à la rentrée. Au CSS de la Capitale, 52 postes demeuraient à pourvoir en date de mercredi, la majorité de ceux-ci étant des postes à temps partiel.

Cependant, dans l’ensemble du réseau, impossible, « à ce stade-ci, de confirmer que tous les postes seront pourvus pour la rentrée », a fait savoir la Fédération des commissions scolaires du Québec. « Tout le monde est en action », a tout de même assuré la porte-parole Catherine Roy.

Dernière minute

 

Plusieurs « séances d’affectation » — pour attribuer les postes vacants — ont eu lieu au cours des derniers jours et des dernières semaines. Pourquoi cette course à la dernière minute ?

« Jusqu’à la rentrée des élèves, les CSS doivent conjuguer avec l’arrivée et le départ de plusieurs élèves [déménagements non annoncés, non planifiés, l’arrivée de clientèle migrante, etc.] [et] l’absence non prévue de nombreux enseignants [retraites anticipées, retraits préventifs, nouvelles invalidités ou invalidités prolongées, etc.] », a notamment répondu Mme Roy.

Au CSS Marguerite-Bourgeoys, « notre planification et [notre] évaluation des besoins des établissements débutent dès le mois de janvier », a expliqué la porte-parole Chrystine Loriaux. « Toutefois, de nouveaux besoins s’ajoutent par la suite [maternité, maladie, démissions, ouvertures de nouvelles classes à la suite de l’arrivée de nouveaux élèves, déménagements, etc.] », a-t-elle affirmé.

Dans ce CSS, la première séance d’affectation a lieu en mai depuis deux ans. Même chose au CSS des Premières-Seigneuries : les premiers postes sont attribués en mai pour la rentrée suivante, puis les suivants le sont en juin, en juillet et « tôt en août ».

À Laval, les séances d’affectation ont plutôt lieu « un peu plus tard dans l’été », a souligné la porte-parole Annie Goyette. « Cette façon de faire est d’ailleurs prévue à l’entente locale avec la partie syndicale. Avec cette façon de faire, nous constatons une plus grande stabilité de notre personnel lors de leur affectation sur un poste, puisque nous nous retrouvons avec de nouveaux talents mobilisés et motivés à entamer la nouvelle année scolaire qui est à nos portes », a-t-elle ajouté.

<h4>À voir en vidéo</h4>

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Source : Lire l'article complet par Le Devoir

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