Les Iraniennes, au-delà des mensonges par la recherche universitaire

Les Iraniennes, au-delà des mensonges par la recherche universitaire

Le dernier ouvrage de l’iranologue Morgan Lotz vient de paraître aux éditions L’Harmattan en ce mois de septembre 2022. Intitulé « Les Iraniennes », le sujet était un défi à relever tant par son ampleur que par la difficulté de faire émerger une recherche scientifique là où se trouve un enjeu idéologique de la politique occidentale.

Ce livre est une étude historique et socio-anthropologique sur les femmes iraniennes qui couvre l’ensemble des périodes historiques depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui, mais va encore plus loin en étudiant attentivement la question du voile : c’est ainsi que l’on apprend que celui-ci est porté par les Iraniennes bien avant l’apparition de l’Islam, puisqu’il date des Achéménides ! L’on découvre également la politique d’occidentalisation forcée que fut le Kafsh-é hijab entrepris en 1935 par Réza Chah pour interdire le voile er rendre obligatoire les vêtements européens, un autre sujet inconnu en Occident et qui va pourtant marquer la société iranienne.

Lotz étudie aussi le rôle politique des femmes iraniennes lors de la Révolution et sous la République islamique d’Iran. Le chercheur, qui est avant tout un scientifique, ne manque pas de présenter ses sources et c’est ainsi que l’on découvre la liste complète des femmes qui furent vice-présidentes, ministres, députés, ambassadrices et même candidates aux élections présidentielles sous le régime post-révolutionnaire, contredisant par-là énormément d’idées-reçues. De même pour les droits des femmes : les données impressionnent quant à la participation active des Iraniennes dans le développement de leur pays. Un seul chiffre donnera une idée : 65% des personnes suivant des études supérieures sont des femmes !

Autres sujets, et non des moindres, la culture et le sport. Là aussi, les femmes sont présentes et l’auteur donne une impressionnante liste d’exemples qui démontre bien qu’il ne s’agit pas de quelques exceptions mais bien d’une liberté pour les femmes iraniennes de participer à la vie intellectuelle autant que sportive. Au point qu’une surfeuse irlandaise viendra en 2014 installer une école de surf dans la province du Baloutchistan sous la caméra d’une réalisatrice française…

Directeur de recherche au sein de l’institut Mehryar Hakhâmanesh à Téhéran, Morgan Lotz a l’avantage de connaître la société iranienne de l’intérieur. Ce spécialiste de l’Iran contemporain et du chiisme est l’auteur de diverses études traitant de sujets variés comme la philosophie et la théologie (La Voie vers le Divin, L’Harmattan), l’histoire (La Constitution de la République islamique d’Iran, Perspectives libres) et la géopolitique (Comprendre les Gardiens de la Révolution islamique, L’Harmattan). Adepte d’une méthode d’étude phénoménologique, son œuvre aborde tous les aspects de l’Iran d’aujourd’hui pour démystifier ce pays, ne manquant pas de déranger une certaine vision médiatique et sensationnelle, qui lui vaudra d’ailleurs de voir les références à ses livres censurées des articles Wikipédia, ce qui constitue une très grave atteinte à la recherche et à l’information.

• « Les Iraniennes – Permanence et métamorphose de la Femme en Iran », Morgan Lotz, préface de Lucie Barraud, L’Harmattan, septembre 2022.
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Site de réflexion et de ré-information.Aujourd’hui nous assistons, à travers le monde, à une émancipation des masses vis à vis de l’information produite par les médias dits “mainstream”, et surtout vis à vis de la communication officielle, l’une et l’autre se confondant le plus souvent. Bien sûr, c’est Internet qui a permis cette émancipation. Mais pas seulement. S’il n’y avait pas eu un certain 11 Septembre, s’il n’y avait pas eu toutes ces guerres qui ont découlé de cet évènement, les choses auraient pu être bien différentes. Quelques jours après le 11 Septembre 2001, Marc-Edouard Nabe avait écrit un livre intitulé : “Une lueur d’espoir”. J’avais aimé ce titre. Il s’agissait bien d’une lueur, comme l’aube d’un jour nouveau. La lumière, progressivement, inexorablement se répandait sur la terre. Peu à peu, l’humanité sort des ténèbres. Nous n’en sommes encore qu’au début, mais cette dynamique semble irréversible. Le monde ne remerciera jamais assez Monsieur Thierry Meyssan pour avoir été à l’origine de la prise de conscience mondiale de la manipulation de l’information sur cet évènement que fut le 11 Septembre. Bien sûr, si ce n’était lui, quelqu’un d’autre l’aurait fait tôt ou tard. Mais l’Histoire est ainsi faite : la rencontre d’un homme et d’un évènement.Cette aube qui point, c’est la naissance de la vérité, en lutte contre le mensonge. Lumière contre ténèbres. J’ai espoir que la vérité triomphera car il n’existe d’ombre que par absence de lumière. L’échange d’informations à travers les blogs et forums permettra d’y parvenir. C’est la raison d’être de ce blog. Je souhaitais apporter ma modeste contribution à cette grande aventure, à travers mes réflexions, mon vécu et les divers échanges personnels que j’ai eu ici ou là. Il se veut sans prétentions, et n’a comme orientation que la recherche de la vérité, si elle existe.Chercher la vérité c’est, bien sûr, lutter contre le mensonge où qu’il se niche, mais c’est surtout une recherche éperdue de Justice.

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