Ukraine : bombardements et réfugiés

Ukraine : bombardements et réfugiés

Ukraine : bombardements et réfugiés

• Mobilisation et évacuation des civils décrétés dans les deux républiques du Donbass, alors que les tirs de canon voire d’éventuels mouvements de blindés se développent. • Drôle de façon de commencer l’“invasion russe” de l’Ukraine, avec 25 000 civils russes du Donbass déjà évacués en Russie. • Bien entendu, le chœur des vierges folles du bloc-BAO dénonce les agissements russes. • Certains envisagent des solutions inédites devant ce piège sans fond qu’est l’Ukraine : par exemple, Orlov avec son idée d’évacuation massive du Donbass.

Les deux républiques auto-proclamées du Donbass, la DPR de la région de Dontesk et la RPL de la région de Lugansk ont décrété la mobilisation après deux-trois jours d’intense canonnades avec les troupes de Kiev placées sur la ligne de démarcation.

 « “J’exhorte mes compatriotes qui sont dans la réserve [de l’armée] à se rendre dans les bureaux d’enrôlement militaire”, a déclaré le chef de la RPD, Denis Pouchiline, dans une allocution vidéo. “J’appelle tous les hommes de la république capables de porter des armes à se lever pour défendre leurs familles, leurs enfants, leurs épouses, leurs mères”.

» Pouchiline a également affirmé que la RPD est capable de “résister à l'agression de Kiev” et a précisé que ses forces agissent en réponse aux bombardements de l’armée ukrainienne.

» Le leader de la RPL, Leonid Pacechnik, a émis un ordre de mobilisation similaire. »

Il y a eu des tirs ukrainiens sur des villes du Donbass, conduisant à l’évacuation de civils vers la Russie (RT.com décompte ce matin 25 000 personnes qui ont passé la frontière russe depuis deux-trois jours). Pour le gouvernement US qui nous saoule de vociférations depuis des semaines et des mois, il s’agit évidemment très précisément de ce qu’il (le gouvernement US) prévoit depuis si longtemps, – l’“invasion russe”, criblée de simulacres et de manœuvres diaboliques de la Russie :

« […l’évacuation de civils] est un prétexte pour justifier “l’invasion imminente” russe de l'Ukraine. Pour Moscou, [cette déclaration US inaugure] un nouveau cycle de la campagne de désinformation américaine ».

Tout cela est effectué dans le brouhaha sans relâche des avertissements, prévisions catastrophistes, menaces diverses et accusations qui ne le sont pas moins venus du côté américanistes. Les dirigeants Biden & Cie suivent une ligne hystérique dont ils se sont convaincus qu’elle détournerait l’attention des citoyens US de la montagne de désordres et d’affrontements domestiques aux USA, – si tant est qu’ils admettent qu’il y a du désordre et des affrontements aux USA, ce qui n’est pas vendu d’avance. Le détournement d’attention n’est pas non plus vendu d’avance, alors que les enquêtes nous apprennent qu’autour de 40% du public aux USA est incapable de situer l’Ukraine sur une carte.

C’est la ligne ‘Wag the Dog’, pour “détourner l’attention”, – examinée avec désolation par le commentateur de gauche Andrew Bacevich (il envisage comme une catastrophe l’éventuel retour de Trump, – mais quoi d’autre ? Biden-2 ? Harris ? Hillary ?). Dans ‘The Nation’, Bacevich se lamente du fait que les USA, dans le chef de leur direction, se jugent toujours aussi et assez “exceptionnels” pour rameuter l’admiration du monde entier et la satisfaction de ses citoyens du fait de leurs brillantes manœuvres ukrainiennes, et auinsi rester fermement sur leur Olympe de maîtres du monde.

« Mais nous Américains, nous avons un problème. Ces derniers temps, les États-Unis ne semblent pas particulièrement exceptionnels. C'est plutôt l'inverse qui est vrai.

» Quelle personne saine d'esprit pourrait s’identifier à une nation qui, dans un passé pas si lointain, s'est engagée dans une guerre coûteuse et illégale dans un pays (l’Irak), tout en menant une guerre de 20 ans dans un autre (l’Afghanistan) qui s’est soldée par une défaite humiliante ? Dans quel sens une nation qui perd plus de 900 000 de ses citoyens à cause d’une pandémie, dont le gouvernement central dysfonctionnel dépense chaque année des milliers de milliards de dollars de plus qu’il n’en reçoit, et qui ne peut même pas contrôler ses propres frontières, peut-elle être qualifiée d'exceptionnelle ? Une nation dans laquelle les 1 % des plus riches contrôlent 16 fois plus de richesses que les 50 % les plus pauvres peut-elle être considérée comme exceptionnelle ? Ou une nation dans laquelle un parti politique majeur qualifie une insurrection violente de “discours politique légitime” ? Quant à une nation qui a élu Donald Trump président et pourrait le faire à nouveau, le terme “exceptionnel” ne semble guère approprié.

» “Insouciance”, “incompétence”, “aliénation”, “gaspillage extravagant” et “profonde confusion” décrivent plus précisément notre situation difficile. »

Assez curieusement dans ce tourbillon de folies diverses, dans tous les cas par rapport au reste de l’establishment londonien, un homme politique britannique, actuellement à Kiev, apporte une touche de bon sens en énonçant l’évidence de la conséquence d’éventuelles sanctions contre la Russie, au cas où la Russie serait représentée sur nos écrans comme interprétant effectivement “L’invasion russe de l’Ukraine”, avec sous-titres et sur grand écran.

« Si les États-Unis et leurs partenaires européens frappent Moscou avec des embargos paralysants, la Russie pourrait rechercher une plus grande coopération économique et politique avec Pékin et former un pacte avec la Chine contre l’Occident, a averti un législateur britannique de premier plan.

» S’exprimant sur Sky News depuis Kiev jeudi, le député conservateur Tobias Ellwood a exposé son point de vue sur l’impasse entre les deux nations d’Europe de l’Est et sur l’impact que pourraient avoir des mesures punitives en cas d’incursion russe.

» “Toute sanction imposée à la Russie entraînera des représailles et donnera au président Vladimir Poutine l’excuse pour détourner son pays de l’Occident et l’orienter vers une alliance avec la Chine”, a-t-il déclaré.

» Ellwood, qui a précédemment occupé le poste de ministre de la défense au sein du gouvernement britannique, a averti que le renforcement des relations entre Moscou et Pékin pourrait avoir “des répercussions considérables sur la géo-sécurité au cours des prochaines décennies”. »

Cette perspective qui implique une prise de distance structurelle de la Russie vis-à-vis du bloc-BAO, et une quasi-intégration en un seul bloc avec la Chine, conduit à une réflexion concernant les événements en cours dans l’Est de l’Ukraine. Elle est surtout le fait de Russes commentant la situation d’en-dehors de la Russie, mais restant profondément alignés sur la “ligne russe”. Sur le site du Saker-US, alors que les possibilités d’intervention de la Russie vis-à-vis du Donbass sont envisagé par le gestionnaire du site, “Andrei”, alias Saker, il y aussi un texte de notre ami Orlov qui ne fait que renvoyer à un de ses précédents textes, d’il y a un peu moins un an, et repris sur notre site.

« En cessant d’être gigantesque, la France devenait grande. »

Orlov reprend son idée, suggérée ses dernières heures par l’évacuation de civils du Donbass, qu’on pourrait presque désigner comme un “rapatriement”. C’est une idée qui va dans le sens d’une volonté d’isolationnisme de la Russie vis-à-vis de l’Ouest, avec un pas de plus mais décisif, de rapprochement de la Chine. Il rejoint en substance, même si dans des circonstances différentes, l’idée exprimée par le Britannique Ellwood. Orlov présente ainsi son texte :

« Denis Pouchiline, leader de Donetsk, vient d'ordonner une évacuation complète. Leonid Pacechnik, leader de Lugansk, a fait de même. En agissant ainsi, ils ont fait exactement ce que j'attendais, et ce que j'avais prédit. Pour tous ceux d'entre vous qui pensent que Poutine est un mystère enveloppé dans une énigme, peut-être devriez-vous éviter de réfléchir et vous contenter de lire mes articles !

» Il y a un peu moins d'un an, le 18 avril 2021, j'ai publié un article intitulé “Le judo ukrainien de Poutine” qui a été repris sur ‘ZeroHedge’ et ‘The Saker’. J’ai ensuite traduit cet article en russe et l'ai publié sur ‘Aftersock.info’, où il a été critiqué pour son caractère défaitiste. La raison pour laquelle j'en parle maintenant est que dans cet article, j'expliquais que l'évacuation était le seul mouvement gagnant pour le camp russe. »

Par conséquent, il nous semble tout à fait logique de reprendre ci-dessous le texte d’Orlov déjà publié sur ce site le 20 avril 2021, – ou plutôt la partie de conclusion, où Orlov explique les avantages d’une évacuation des civils du Donbass. A la lumière des événements actuels, qui ressemblent d’ailleurs à ceux d’avril 2021, il prend encore plus sa place dans les hypothèses à considérer puisqu’entretemps la rage antirussiste du bloc-BAO n’a fait que s’exacerber, et l’impasse ukrainienne se renforcer par conséquent du fait de l’action des pays du bloc-BAO, particulièrement les Anglo-Saxons, devenus de plus en plus fous. D’un point de vue russe, l’impossibilité de toute négociation, ajoutée au risque immense d’un conflit pouvant déboucher sur le nucléaire, rend de plus en plus cohérente l’idée d’une complète rupture et un repli de tous les Russes du Donbass tout en tenant cette portion sous le feu, comme ‘zone-tempon’ ; et même à plus long terme, un repli de tous les Russes expatriés estime Orlov, dans les frontières de la Russie, solidement adossée sur son Est chinois. La considération envisagée ici est que ces Russes, qui sont là où ils se trouvent à cause de la désintégration de l’URSS en plusieurs pays, constituent un moyen explicite ou implicite de pression et de chantage sur Moscou, et un risque multiple d’engagement dans des conflits complexes sinon ingagnables, en même temps qu’un aliment pour l’antirussisme occidental.

Une autre illustration-définition de l’idée d’évacuation, moins hostile aux autres acteurs et plus diplomatique, mais surtout beaucoup plus vertueuse du point de vue des relations extérieures, peut être avancée selon une vision analogique avec un autre événement. Les circonstances sont complètement différentes, les situations aussi, la dynamique également, mais nous parlons de l’esprit de la chose : prendre de la force en se repliant, sembler céder à l’autre mais en vérité prenant sa force pour mieux assurer son assise, éventuellement riposter (fait fondamental du “faire-aïkido”).

C’est surtout pour le plaisir de la formule superbe que nous faisons cette analogie, avec Talleyrand arrivant au Congrès de Vienne en octobre 1814, après les autres, notamment les quatre grandes puissances coalisées (Angleterre, Autriche, Prusse, Russie), et faire en sorte, par une déclaration préliminaire superbe, de passer de la position d’accusé et  de vaincu, à celle d’arbitre et d’inspirateur de l’intrigue. A sa première réunion avec les “quatre Cours”, Talleyrand prend aussitôt la parole et annonce que la France abandonne volontairement toutes les conquêtes de la Révolution et de l’Empire, et revient aux frontières de 1789. En coupant court à toutes les exigences et les récriminations contre la France, il prend la main et laisse se développer les querelles entre les coalisés, dont il devient l’arbitre. Il résume cela par une phrase sublime, où les Russes, en mettant “Russie” à la place de “France”, pourrait grandement s’y retrouver et vider de son sens toute accusation de volonté supposée d’expansion et de conquête de la Russie puisque l’acte signifierait décisivement “l’Ukraine ne nous intéresse pas” : « En cessant d’être gigantesque, la France devenait grande. »

Voici donc le texte d’Orlov, que lui-même juge, avec ce transfert en Russie de réfugiés du Donbass, particulièrement adapté dans son analyse de conclusion, à la situation présente.

« Le judo ukrainien de Poutine

» …L’armée ukrainienne a rassemblé des troupes et des blindés le long de la ligne de séparation, tandis que l’armée russe a replié ses forces de son côté de la frontière. Les tirs d’obus, les tirs de sniper et autres provocations du côté ukrainien s’intensifient, dans l’espoir de pousser les Russes à déplacer des forces sur le territoire ukrainien, ce qui permettrait au collectif occidental de crier “Haha ! agression russe !”. Ils pourraient alors mettre un terme au gazoduc Nord Stream II, marquant ainsi une victoire géopolitique majeure pour Washington, et enchaîner avec de nombreuses autres manœuvres belliqueuses destinées à nuire à la Russie sur le plan politique et économique.

» Pour les Russes, il n’y a pas de bon choix qui soit évident. Ne pas répondre aux provocations ukrainiennes et ne rien faire pendant que les forces ukrainiennes bombardent et envahissent les villes de Donetsk et de Lougansk, tuant les citoyens russes qui y vivent, ferait paraître la Russie faible, minerait la position du gouvernement russe sur le plan intérieur et lui coûterait beaucoup de capital géopolitique sur le plan international. Répondre aux provocations ukrainiennes par une force militaire écrasante et écraser l’armée ukrainienne, comme cela a été fait en Géorgie en 2008, serait populaire à l’intérieur du pays, mais pourrait conduire à une escalade majeure, voire à une guerre totale avec l’OTAN. Même si, sur le plan militaire, le conflit est contenu et que les forces de l’OTAN restent en retrait, comme elles l’ont fait en Géorgie, les ramifications politiques causeraient des dommages considérables à l’économie russe en raison du renforcement des sanctions et des perturbations du commerce international.

» Ces choix étant les mauvais, d’évidence, quels sont les bons, s’il y en a ? Ici, nous devons prêter une attention particulière aux déclarations officielles que Poutine a faites au fil des ans et les prendre pour argent comptant. Premièrement, il a déclaré que la Russie n’avait pas besoin d’un territoire supplémentaire ; elle dispose de toutes les terres qu’elle pourrait désirer. Deuxièmement, il a déclaré que la Russie suivrait la voie de la libéralisation maximale en accordant la citoyenneté à ses compatriotes et que, par conséquent, la sauvegarde des citoyens russes était une priorité absolue. Troisièmement, il a déclaré que la résolution du conflit dans l’est de l’Ukraine par des moyens militaires était inacceptable. Compte tenu de ces contraintes, quelles sont les possibilités d’action qui restent ouvertes ?

» La réponse, je crois, est évidente : l’évacuation. Il y a environ 3,2 millions de résidents en République populaire de Donetsk et 1,4 million en République populaire de Lougansk, soit un total de quelque 4,6 millions de résidents. Ce chiffre peut sembler énorme, mais il est modéré par rapport à l’ampleur des évacuations de la Seconde Guerre mondiale. N’oubliez pas que la Russie a déjà absorbé plus d’un million de migrants et de réfugiés ukrainiens sans trop de problèmes. En outre, la Russie connaît actuellement une importante pénurie de main-d’œuvre, et un afflux de Russes valides serait le bienvenu.

» Sur le plan national, l’évacuation serait probablement très populaire : La Russie fait du bien à son peuple en le mettant à l’abri des nuisances. La base patriotique serait dynamisée et le mouvement bénévole russe, déjà très actif, entrerait en action pour aider le ministère des Situations d’urgence à déplacer et à réinstaller les personnes évacuées. Les élections qui doivent avoir lieu plus tard dans l’année se transformeraient en une fête de bienvenue à l’échelle nationale pour plusieurs millions de nouveaux électeurs. L’évacuation du Donbass pourrait ouvrir la voie à d’autres vagues de rapatriement susceptibles de suivre. Quelque 20 millions de Russes sont dispersés dans le monde et, à mesure que le monde extérieur à la Russie s’enfonce dans la pénurie de ressources, ils voudront eux aussi rentrer chez eux. S’ils sont actuellement réticents à le faire, le fait de voir l’exemple positif de la façon dont les personnes évacuées du Donbass sont traitées pourrait les faire changer d’avis.

» L’aspect négatif de la cession d’un territoire peut être contré en ne cédant aucun territoire. En tant que garant des accords de Minsk, la Russie devrait refuser de céder le Donbass au gouvernement ukrainien tant qu’il n’aura pas respecté les termes des accords de Minsk, ce qu’il n’a montré aucune intention de faire depuis sept ans maintenant et qu’il a récemment répudié complètement. Il est important de noter que l’armée russe peut tirer à travers tout le Donbass sans poser le pied sur le sol ukrainien. Si les forces ukrainiennes tentent de pénétrer dans le Donbass, elles seront traitées comme indiqué dans cette vidéo. Notez que la portée maximale du système Tornado-G présenté dans la vidéo est de 120 km.

» Et si les Ukrainiens se soucient de répondre en attaquant le territoire russe, une autre déclaration de Poutine nous aide à comprendre ce qui se passerait ensuite : en cas d’attaque, la Russie répondra non seulement contre les attaquants mais aussi contre les centres de décision responsables de l’attaque. Le commandement ukrainien à Kiev gardera probablement cette déclaration à l’esprit lorsqu’il réfléchira aux étapes suivantes.

» L’évacuation du Donbass devrait trouver un écho plutôt favorable au niveau international. Il s’agirait d’un coup de judo typique de Poutine, qui déséquilibrerait l’OTAN et le département d’État américain. Comme il s’agit d’une vaste mission humanitaire, il serait ridicule de tenter de la dépeindre comme une “agression russe”. En revanche, la Russie serait tout à fait en droit de lancer des avertissements sévères selon lesquels toute tentative d’interférer avec l’évacuation ou de lancer des provocations pendant le processus d’évacuation serait traitée très durement, ce qui lui permettrait de se libérer les mains face aux berserkers des bataillons nazis d’Ukraine, dont certains n’aiment pas particulièrement suivre les ordres.

» L’Occident se retrouverait avec le statu quo suivant. Le Donbass est vide de ses habitants, mais interdit d’accès pour eux ou pour les Ukrainiens. L’évacuation ne changerait en rien le statut ou la position de négociation des personnes évacuées et de leurs représentants vis-à-vis des accords de Minsk, bloquant cette situation en place jusqu’à ce que Kiev entreprenne une réforme constitutionnelle, devienne une fédération et accorde une autonomie complète au Donbass. L’Ukraine ne pourrait pas rejoindre l’OTAN (une chimère dont elle a stupidement votée pour son intégration dans sa constitution) car cela violerait la charte de l’OTAN, étant donné qu’elle ne contrôle pas son propre territoire.

» De nouvelles sanctions contre la Russie deviendraient encore plus difficiles à justifier, car il serait intenable de l’accuser d’agression pour avoir entrepris une mission humanitaire visant à protéger ses propres citoyens ou pour avoir assumé ses responsabilités en tant que garant des accords de Minsk. Le Donbass resterait une zone de harcèlement parcourue par des robots de combat russes tirant sur les maraudeurs, avec quelques bus d’écoliers en excursion pour déposer des fleurs sur les tombes de leurs ancêtres. Ses bâtiments de l’ère soviétique en ruine, que trois décennies d’abus et de négligence de la part des Ukrainiens n’ont pas rendu plus neufs, témoigneront en silence de l’ignominie perpétuelle de l’État ukrainien défaillant.

» L’histoire est aussi souvent guidée par l’accident que par la logique, mais comme nous ne pouvons pas prévoir les accidents, la logique est le seul outil dont nous disposons pour essayer de deviner la forme de l’avenir. Pour reprendre les termes de Voltaire, c’est donc le mieux que l’on puisse espérer dans le meilleur des mondes possibles. »

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« La crisologie de notre temps » • Nous estimons que la situation de la politique générale et des relations internationales, autant que celle des psychologies et des esprits, est devenue entièrement crisique. • La “crise” est aujourd’hui substance et essence même du monde, et c’est elle qui doit constituer l’objet de notre attention constante, de notre analyse et de notre intuition. • Dans l’esprit de la chose, elle doit figurer avec le nom du site, comme devise pour donner tout son sens à ce nom.

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