Remdesivir Versus Hydroxychloroquine, une guerre médiatique asymétrique menée mondialement par BIG PHARMA sur fond de scandales commerciaux retentissants

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Par le Dr ACHACHI Amine, Docteur en ingénierie biologique, Expert/Consultant scientifique en recherche et développement clinique, diplômé de la faculté des sciences de Gembloux, Université de Liège, Belgique.

Il est aujourd’hui de notoriété publique que l’innovation thérapeutique, est la chasse gardée des grandes firmes pharmaceutiques multinationales en majorité occidentales générant des chiffres d’affaires de plusieurs dizaines de milliards de dollars par an.

Ce constat se comprend aisément, quand on sait qu’actuellement, le développement d’une nouvelle molécule thérapeutique en partant de son identification, jusqu’à l’obtention de son AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) et son lancement sur le marché, prend en moyenne 10 à 20 ans un financement moyen (hors coût d’acquisitions des infrastructures hospitalières et techniques, des équipements technologiques de pointe et de personnel scientifique et médicale qualifié) de 500 millions à 1 milliards d’euros.

L’avènement de la pandémie de coronavirus avec son cortège délétère de politiques sanitaires de cloisonnement (confinements, restriction de la mobilité des biens et des populations, fermeture des frontières etc…) a permis de révéler à la vue de tous les fragilités et les limites aussi bien structurelles qu’idéologiques du modèle économique porté par la mondialisation néolibérale.

Au niveau sanitaire, la survenue soudaine du SARS COV 2, la diffusion mondiale de la pandémie en l’absence de traitement thérapeutique éprouvé préexistant, la communication erratique des organismes de santé publique et surtout la propagande catastrophiste massive menée quotidiennement par des médias opportunistes « mainstream » aux ordres (trop heureux de souffler sur les braises pour augmenter leur part d’audience) ont provoqué un chaos mondial sans précédent.

Le développement d’une stratégie vaccinale s’avérant potentiellement très hasardeuse au vue de la grande plasticité du génome des agents infectieux appartenant à la famille des coronavirus, le succès opérationnel de cette dernière peut prendre de nombreuses années (en moyenne 6 à 7 ans).

Ainsi, de nombreux acteurs publics et privés impliqués dans le domaine de la santé ont très vite été tentés d’accélérer la mise au point de solutions thérapeutiques en ayant recours au « repositionnement de molécules thérapeutiques » espérant ainsi gagner un temps considérable dans le traitement des patients.

Cette pandémie a également permis de mettre en lumière les stratagèmes et diverses stratégies que les géants de l’industrie pharmaceutique à l’avidité sans limite, ont mis en place dans l’urgence pour saisir l’opportunité d’un gain pécuniaire astronomique.

En effet durant cette crise sanitaire, la guerre médiatique féroce menée tous azimuts par les grands groupes pharmaceutiques ainsi que par l’ensemble des poids lourds de l’industrie de la santé, afin d’assurer leur hégémonie sur le secteur globalisé extrêmement concurrentiel du marché pharmaceutique mondial s’est affiché de manière péremptoire à la vue de tous.

Le nombre de scandales issus de la collusion des instances décisionnaires influant sur la prise en charge sanitaire des différents États avec les firmes pharmaceutiques tant au niveau scientifique, médicale, politique et législatif, se sont succédés sans discontinuer au niveau international.

À ce titre je n’en citerai que deux, profondément interconnectés, appelés à devenir des cas d’écoles emblématiques de cette époque :

  • Le scandale de la commercialisation du Remdesivir, un candidat médicament du géant pharmaceutique américain GILEAD repositionné opportunément à la hâte contre la COVID 19.
  • Le « LANCET Gate » le scandale qui a mis à jour les liaisons dangereuses entre les éditeurs scientifiques et les « BIGPHARMA » et qui représente le point d’orgue de la croisade calomnieuse menée mondialement à l’encontre de l’hydroxychloroquine, un médicament générique, repositionné avec succès contre la COVID 19.

Remdesivir la molécule phare du géant pharmaceutique américain GILEAD

À la mi-mars 2020 au tout début de la crise sanitaire, le groupe pharmaceutique américain GILEAD qui détient le brevet et la licence de production du Remdesivir une molécule antivirale développé sans succès initialement comme thérapie contre l’Ebola, repositionne l’indication thérapeutique de sa molécule et annonce officiellement le début des essais cliniques contre la COVID 19.

Immédiatement après cette annonce médiatique spéculative, alors que l’ensemble des places boursières mondiales était fortement orienté à la baisse, l’action du groupe GILEAD grimpait de 20 %, augmentant sa valorisation boursière de plus de près de 20 milliards de dollars.

Début du mois d’octobre 2020 alors même que l’efficacité du médicament n’est pas avérée, la commission européenne annonce avoir conclu un accord irrévocable avec GILEAD portant sur la fourniture à prix d’or (2 340 dollars le traitement comprenant 6 injections intraveineuses) de 500 000 doses de Remdesivir.

Le Remdesivir ayant obtenu en un temps record (7 jours au lieu de 67 jours) sa mise sur le marché conditionnelle (CMA) sur les recommandations expresses de l’Agence européenne des médicaments (EMA), lui conférant l’avantage d’être le seul antiviral autorisé officiellement dans l’Union Européenne (EU) pour traiter les malades du Covid-19.

Fait étonnant, cette décision de la commission européenne annoncée le 8 octobre 2020 survient tout juste une semaine avant la publication des résultats préliminaires négatifs d’un vaste essai clinique piloté par l’OMS baptisé Solidarity.

Ce dernier ayant été lancé au cours du mois de février 2020 dans une trentaine de pays, dont la France dans le but d’évaluer l’efficacité du Remdesivir contre le SARS-CoV-2, a fini par démontrer de manière patente l’inefficacité de son utilisation dans le traitement de la COVID 19.

Mieux encore, le 20 novembre 2020 l’OMS rend publique une recommandation déconseillant l’utilisation du Remdesivir dans le traitement de la COVID 19 en alertant contre la survenue possible d’effets secondaires néphrotoxiques graves alors même que GILEAD annonce au 3éme trimestre 2020 une hausse de son chiffre d’affaire de 17 %, 900 millions de dollars, soit un bénéfice net de 360 millions de dollars sur 3 mois réalisé grâce à la vente de cette même molécule.

Simultanément à la promotion mondiale lucrative du Remdesivir, une campagne médiatique mondiale est menée à grand frais par les « majors » de l’industrie pharmaceutique afin de jeter le discrédit, sur l’Hydroxychloroquine, une ancienne molécule générique au coût dérisoire (en moyenne 4.17 Euros la boite de 30 comprimés de 200 mg) repositionnée pour lutter contre la COVID 19 et utilisée dans les protocoles thérapeutiques de nombreux établissements publics.

Les objectifs principaux de cette opération sont clairs : Éliminer du marché très lucratif des traitements anti COVID 19 un concurrent bon marché du Remdesivir et promouvoir les autres médicaments de « BIGPHARMA » ayant les mêmes indications thérapeutiques que l’hydroxychloroquine, tel le Tocilizumab un anticorps monoclonal humanisé injectable utilisé dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (PAR) vendu au prix exorbitant de 823,15 euros l’ampoule.

Le scandale du « LANCET GATE »

Cette affaire restera dans les annales de l’histoire, comme étant le plus grand scandale médico-scientifique ayant vu le jour durant la crise sanitaire de la COVID 19. Un scandale retentissant qui a ébranlé durablement la crédibilité que l’opinion mondiale portait aux instances scientifiques et médicales internationales.

En effet le 22 mai 2020 la plus prestigieuse des revues médicales internationales à comité de lecture, vénérable institution servant de référence à l’établissement des politiques de santé de nombreux pays à travers le monde, publie les résultats d’une étude rétrospective regroupant les données de 96 000 patients infectés par le SARS-CovV-2 traités dans 671 hôpitaux répartis sur plusieurs continents. Cette dernière conclue non seulement à l’inefficacité de l’hydroxychloroquine dans le traitement de la COVID 19, mais alerte sur les dangers potentiels liée à son utilisation en relatant des effets secondaires cardiotoxiques susceptibles de survenir chez près de 10% des patients traités.

Prenant acte des conclusions de cette étude, l’OMS au plus fort de l’épidémie décide le 25 mai 2020 de suspendre dans l’ensemble des essais cliniques menés dans le cadre de son programme Solidarity, l’ensemble des protocoles incluant l’hydroxychloroquine.

Ce qui a eu pour effet collatéral d’entraîner dans son sillage de nombreux pays qui lui emboîtent le pas, parmi lesquels la France dont l’INSERM pilote l’essai clinique européen « Discovery ».

Cette étude influe aussi considérablement sur la politique sanitaire de nombreux pays européens, parmi lesquels la France dont le Ministre de la santé, Olivier Véran, dès le lendemain de la publication du Lancet décide de saisir le Haut conseil de la santé publique (HCSP).

Ce dernier rend 3 jours plus tard (le 26 mai 2020) un avis défavorable à l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement de la COVID 19.

Dès le lendemain, le 27 mai 2020, M. VERAN signe un décret visant à interdire la prescription de l’hydroxychloroquine aux malades du coronavirus, alors même qu’il avait précédemment déjà restreint l’usage au milieu hospitalier et uniquement pour les cas sévères de la COVID 19.

Ce qui a eu pour conséquence désastreuse de retirer le droit aux médecins libéraux de prescrire aux bénéfices de leurs patients, une molécule générique, consommée quotidiennement par des millions de personnes depuis plus de 80 ans qui était jusque-là en vente libre.

Rapidement de nombreuses sommités médicales à la tête desquelles le professeur Didier Raoult (créateur de la bithérapie hydroxychloroquine/ azithromycine employé en première intention de traitement de la COVID 19 dans plusieurs pays) se penchent sur la validité des données sur lesquelles est basée l’étude.

La communauté scientifique s’intéresse rapidement à l’obscure start-up américaine (Surgisphére) chargée de collecter et d’analyser les données et qui curieusement a été fondée et est dirigée par un des co-auteurs de l’étude, le sulfureux Docteur Sapan Desai.

L’analyse méthodologique désastreuse employée lors de la collecte des données se révèle compromettre de manière flagrante leur intégrité, suscitant un tollé général sur la scène scientifique internationale. Ce qui a pour effet de contraindre les trois principaux auteurs de l’étude (dont Mandeep Mehra de l’Harvard Medical School) à demander à ce qu’un audit indépendant soit réalisé afin d’éprouver la crédibilité des données brutes initiales.

À la surprise générale, « Surgisphére » refuse de transmettre aux experts indépendants chargés de l’auditer « l’ensemble des données en sa possession » comprenant notamment les contrats passés avec les hôpitaux et les rapports d’audit complets réalisés par ses soins.

Ces désaveux patents, obligent les auteurs de l’étude (à l’exception du docteur Sapan Desai) à renier leur travaux en demandant officiellement au Lancet la rétractation de leur article après avoir présenté publiquement par écrit leurs excuses au journal et à l’ensemble de la communauté scientifique internationale.

Une heure après la publication de l’avis de rétractation du Lancet, la même équipe ayant publié début mai dans « le New England Journal of Médicine » une étude similaire basée également sur les données « Surgisphére » demande également la rétractation de leur article.

Mieux encore, l’entreprise par où est venu le scandale s’est rapidement avéré être une société fantôme peu conventionnelle ayant comme directrice des ventes un ancien mannequin de charme et comme rédactrice scientifique un auteur de littérature héroïque fantasy.

Une question brûlante reste toutefois suspendue à toutes les lèvres ! Comment des études falsifiées de manière aussi grossière ont-elles pu passer avec succès deux des processus de revues par les pairs, réputés être parmi les plus sélectifs au monde, au point d’être publiées dans deux des revues médicales les plus prestigieuses de l’édition médicale internationale ?

Les premiers éléments de réponse sont vraisemblablement à chercher du côté de l’actionnariat du plus gros éditeur scientifique international, le groupe britanico-néerlendais « Reed Elsevier » qui en 1991 s’est porté acquéreur de « The Lancet Publishing Group » l’entité à qui appartient la revue « The Lancet ».

Le constat est pour le moins instructif, puisque deux des actionnaires les plus importants du groupe « Reed Elsevier » à savoir les poids lourds de la gestion d’actifs internationaux que sont « BlackRock Fund Advisors » et « The Vanguard Group » font également partie des plus gros actionnaires des groupes pharmaceutiques « GILEAD SCIENCES » qui commercialise le Remdesivir et de « ROCHE HOLDING » dont la filiale « Genentech » commercialise le Tocilizumab.

Des réponses claires sur le pourquoi et le comment des scandales politico-financiers qui se sont succéder durant la crise sanitaire de la COVID 19, ont été publié le 13 novembre 2020 dans l’éditorial du British Médical Journal (BMJ).

Dans cette lettre intitulée « Covid-19: politicisation, “corruption,” and suppression of science » l’auteur, Dr Kamran ABBASI, qui se trouve être le rédacteur en chef du Journal, conclut la publication en ces termes :

« La politisation de la science qui par le passé était utilisée avec enthousiasme par certains des pires autocrates et dictateurs de l’histoire, est maintenant malheureusement monnaie courante dans nos démocraties. Le complexe médico-politique tend à réprimer la science dans le but d’engraisser et enrichir ceux qui sont au pouvoir. Et, à mesure que les puissants deviennent plus prospères, plus riches et plus intoxiqués par leur pouvoir, les vérités scientifiques inopportunes sont écartées. Lorsque l’intégrité de la science est réprimée, des citoyens meurent ! »

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