Quelle est la stratégie de Trump pour rester au pouvoir ?

Quelle est la stratégie de Trump pour rester au pouvoir ?

Voici comment Trump pourrait encore gagner

Voir ci-dessous une interview de Rudy Giuliani, avocat de Donald Trump, sur les éléments de preuve démontrant la fraude alléguée et la stratégie judiciaire des Républicains.

Par Moon of Alabama, le 11 novembre 2020

Traduit par Le Saker Francophone

Trump semble actuellement perdre le combat sur le résultat des élections. Jusqu’à présent, il n’a montré aucune preuve que la fraude s’est produite dans une large mesure. Bien qu’il y ait toujours des votes douteux, les fraudes en jeu actuellement ne sont pas assez importantes pour expliquer la victoire présumée de Biden. Les tribunaux sont donc susceptibles de rejeter les défis actuels de Trump.

Les médias, y compris l’écurie des médias de droite de Murdoch et les géants des réseaux sociaux, ont fermement déclaré une victoire de Biden et ne sont donc d’aucune aide pour Trump.

Mais le Parti Républicain et Trump voudront entretenir la peur, l’incertitude et le doute au moins jusqu’au 5 janvier, lorsque les deux tours de scrutin du Sénat en Géorgie seront décidés.

Alors que les titulaires Républicains mènent la course en Géorgie, les Démocrates consacreront beaucoup de ressources dans l’État pour déplacer ces sièges de leur côté. Ceux-ci donneraient à une administration Harris / Biden le contrôle du Sénat.

Il est également possible que Trump tente réellement de rester au pouvoir en manipulant le processus du Collège électoral.

Il y a plusieurs étapes et échéances supplémentaires dans le processus électoral élaboré pour la présidence.

  • 8 décembre : Les États désignent leurs grands électeurs pour le Collège électoral.
  • 14 décembre : Les grands électeurs se réunissent dans chaque État pour voter pour le nouveau président et le nouveau vice-président.
  • 23 décembre : Les certificats des résultats du vote du Collège sont remis au président du Sénat, qui est le vice-président Mike Pence
  • 3 janvier : Les membres du Congrès prêtent serment.
  • 6 janvier : Le Congrès se réunit pour compter les votes et proclamer les résultats.

Trump pourrait, même sans trouver les votes nécessaires, (ab)user du processus du Collège électoral pour faire pencher le résultat de son côté. Il peut essayer de bloquer ou retarder les certifications dans certains États et / ou il peut pousser les législateurs des États républicains à nommer les électeurs de Trump.

Il y a des précédents  à cela depuis l’élection de 1876 :

Hier comme aujourd’hui, chaque État doit se prononcer sur un groupe d’électeurs qui se rendront à une session conjointe du Congrès le 6 janvier où le vainqueur de l’élection présidentielle sera déclaré. La pratique normale dans un État où Biden a remporté le total du vote populaire serait que les responsables électoraux de l’État certifient les résultats et envoient une liste d’électeurs pro-Biden au Congrès. Mais les législatures des États ont le pouvoir constitutionnel de conclure que le vote populaire a été corrompu et d’envoyer ainsi une liste d’électeurs concurrents au nom de leur État.

Le 12e amendement à la Constitution précise que « le président du Sénat doit, en présence du Sénat et de la Chambre des représentants, ouvrir tous les certificats et les votes sont alors comptés ». Cela signifie qu’en cas de différends concernant des listes électorales concurrentes, le président du Sénat —le vice-président Pence— semble avoir le pouvoir ultime de décider lequel accepter et lequel rejeter. Pence choisirait Trump. Les Démocrates feraient appel devant la Cour suprême.

Alternativement, si à ce stade, aucun candidat ne dispose des 270 voix électorales requises, le 12e amendement stipule que « la Chambre des représentants choisit immédiatement, par scrutin, le Président. Mais lors du choix du Président, chaque État vote, la représentation de chaque État ayant une voix. » Actuellement, les Républicains ont une majorité de délégation d’État avec 26 des 50 États et ils semblent presque certains de conserver cette majorité au nouveau Congrès. Un vote des États élirait alors le Président Trump pour un second mandat. Et encore une fois, les Démocrates feraient appel de ce résultat devant la Cour suprême.

Dans les deux cas, la Cour suprême, avec six de ses neuf juges nommés par des Républicains, est susceptible de trancher en faveur de Trump.

Voir Israël, éternel vainqueur des élections américaines

Il existe quelques variantes d’un tel scénario :

Si un procès réussit à arrêter la certification des résultats dans un État, les législateurs pourraient alors combler le vide et choisir une liste d’électeurs pro-Trump.

* L’avocat [interrogé], qui a demandé l’anonymat pour parler du scénario, a déclaré que l’équipe de Trump semblait maintenant essayer de jeter suffisamment de discrédit sur le processus de comptage des bulletins de vote tardifs pour faire valoir que des résultats précis ne peuvent pas être vérifiés.

* La prochaine étape pourrait être d’essayer de faire en sorte que les tribunaux fédéraux ou d’État interdisent aux secrétaires des États de certifier les résultats.

* Toute initiative visant à fournir une liste alternative d’électeurs pourrait forcer au premier véritable test de la loi sur le décompte électoral de 1887 et pourrait aboutir devant la Cour Suprême.

* Parmi les principaux États indécis, l’Arizona et la Géorgie ont des gouverneurs et des législatures Républicains. Le Michigan, la Pennsylvanie et le Wisconsin ont des gouverneurs Démocrates mais des législatures républicaines.

Les Démocrates sont bien sûr conscients d’une telle possibilité. Ils jouent donc sur la certitude d’une victoire de Biden alors même que le processus électoral est loin d’être décidé.

Mais il ne faut jamais mettre Trump hors-jeu. Malgré quatre ans à se faire couvrir d’immondices sur le Russiagate, il a réussi à rester au pouvoir et à poursuivre une grande partie de son programme. Il est également le premier Président en cent ans à résister à la pression intense pour lancer une nouvelle guerre [l’assassinat de Soleimani est un acte sans précédent pire qu’une guerre conventionnelle, qui avait toutes les chances de mener à une guerre régionale voire mondiale]. Il est donc peu probable qu’il cèdera en admettant qu’il a perdu la compétition.

Il n’y a qu’une seule personne qui pourrait empêcher Trump de réussir avec une stratégie « sale » au Collège électoral. C’est bien sûr Trump lui-même. Au cours des quatre dernières années, il n’a pas réussi à sélectionner des conseillers compétents. Il aura désormais besoin des meilleurs stratèges et avocats disponibles. Jared Kushner et Rudy Giuliani ne feront pas l’affaire. Trump aura également besoin du soutien total de son parti pour faire pression sur les législateurs des États. Il devra faire des concessions pour obtenir le soutien nécessaire.

Voir Etats-Unis : le nouveau Président sera celui qui aura les meilleurs avocats

En attendant, nous devrons tous, en tant que spectateurs, augmenter nos approvisionnements en pop-corn pour continuer à profiter du cirque pendant les deux prochains mois.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par Wayan pour le Saker Francophone

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Carlos Latuff (@LatuffCartoons) | Twitter

Quel spectacle ! L’un dit que c’est l’élection la plus frauduleuse de l’histoire des États-Unis. Qui dit ça ? Le Président qui est actuellement en fonction. Son rival dit que Trump a l’intention de truquer l’élection ! Telles sont les élections & et la démocratie américaine (Khamenei).

La situation aux États-Unis et ce qu’ils disent eux-mêmes de leurs élections est un cirque ! Ceci est un exemple du visage hideux de la démocratie libérale aux États-Unis. Indépendamment du résultat, une chose est absolument claire : le déclin politique, civil et moral définitif du régime américain (Khamenei).

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Interview de Rudy Giuliani, avocat de Donald Trump et ancien maire de New York, sur la chaîne Newsmax, le 10 novembre 2020.

Source : https://youtu.be/0xurB9TiCWE

Traduction : lecridespeuples.fr

Cette traduction n’est ni une marque de soutien ou de considération pour le bouffon sanguinaire qu’est Trump —milliardaire au service des milliardaires, du complexe militaro-industriel et d’Israël, le plus grand menteur, le plus grand hypocrite et le plus grand criminel de tous les Présidents américains—, ni même une adhésion au propos de son clown d’avocat. Mais au vu de la censure inédite exercée par les médias, cet ingrédient permet au spectateur de savourer, pop-corn en main, la déliquescence de la République bananière des États-Unis.

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Vidéo : www.youtube.com/watch?v=oA5eRrNQ1xk

Transcription :

Journaliste : Bonjour. Soyez les bienvenus à la deuxième heure de (l’émission) Agenda américain. Je suis Bob Sellers.

Le Procureur Général William Barr exhorte les procureurs fédéraux à examiner les allégations de votes frauduleux avant que l’État certifie les résultats des élections dans les semaines à venir. Cela dit, le Président et son équipe juridique ont continué à affirmer que l’élection était frauduleuse.

Je suis maintenant rejoint par l’avocat personnel du Président (Trump), Rudy Giuliani, qui mène ce combat juridique électoral. Dites-moi donc, monsieur, qu’est-ce qui se passe, et où en sont les choses en ce moment ?

Rudy Giuliani : Eh bien, après avoir lancé une procédure judiciaire hier en Pennsylvanie, une plainte soutenue par plus de 50 témoins qui affirment que les Républicains ont été empêchés d’observer plus de 600 000 bulletins de vote douteux à Philadelphie et à Pittsburgh, et seulement dans ces deux villes démocrates corrompues, vraiment, (parce que dans le) reste de la Pennsylvanie, (il n’y a) pas de problème, nous pensons que nous avons de bonnes chances (de gagner ce procès).

De même, lorsque vous considérez les autres allégations de fraude là-bas, (nous avons bon espoir) d’annuler ces votes (irréguliers) et d’obtenir qu’ils ne soient pas acceptés. Je veux dire que la marge de victoire n’était que de 40 000 voix après que le Président ait été en tête de 700 000 voix. Et je pense que nous pouvons montrer que cela faisait partie d’un effort concerté de la part du parti Démocrate pour faire cela dans 10 Etats différents, parce qu’ils ont fait exactement la même chose à Philadelphie, à savoir parquer les Républicains dans des corrals (comme un troupeau), ne pas les laisser voir les bulletins de vote. Ils l’ont fait à Pittsburgh, ils l’ont fait à Detroit, ils l’ont fait à Milwaukee, ils l’ont fait à Phoénix, ils l’ont fait à Las Vegas… Ils l’ont fait dans tous ces endroits où ils ont, vous savez, ces machines (à voter) démocrate, et c’est impossible que chacun de ces dirigeants démocrates se soit réveillé le lendemain de l’élection avec la même idée, à savoir ne pas permettre aux Républicains (d’assister au dépouillement) des votes par correspondance et de les enfermer dans des salles, alors même que la loi de leur Etat exige (que le décompte des voix) soit observé par un Républicain et un Démocrate, et c’est ce que nous avons toujours fait avec les votes par correspondance.

Deuxièmement, nous sommes maintenant sur le point de déposer une plainte dans le Michigan, où encore une fois, des centaines de milliers de bulletins de vote ont été déposés sans aucune observation. Une lanceuse d’alerte démocrate travaillant pour le conseil d’administration à Detroit s’est présenté et a donné la preuve de jours et de jours de fraude, de préparation à la fraude, d’antidatage de votes, du fait d’aller au bureau de vote avec des gens et de leur montrer comment voter, d’accepter les votes des gens qui n’étaient pas enregistrés puis d’aller au registre (des électeurs) et de les y inscrire alors. Cette lanceuse d’alerte) a observé tout cela. Cela l’a dégoûtée, elle est Démocrate, elle s’est manifestée, elle nous a donné un affidavit (déclaration sous serment) et elle est au cœur de ce procès contre les Démocrates que nous avons (préparé) et qui sera intenté à Lansing, dans le Michigan, ce qui montrera que le nombre de votes illégaux est bien supérieur à la marge de victoire (de Biden).

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Puis il s’est passé une chose tout à fait extraordinaire : quelque part autour de 4h ou 4h30 du matin, le 4 novembre, juste après l’élection, environ 100 000 bulletins de vote sont apparus (comme par magie) au quartier général (du dépouillement). A cette heure, les observateurs étaient en train de partir. Donc ces escrocs Démocrates de Detroit ont pensé qu’ils pouvaient compter les bulletins de vote alors que les observateurs n’étaient pas là. Cependant, plusieurs observateurs sont restés derrière eux et ils nous ont donné des déclarations sous serment. Ces affidavits disent que ces 100 000 bulletins n’étaient pas correctement, euh, n’étaient pas correctement emballés, ils sont censés être emballés dans une grande boîte en bois avec une boîte intérieure et être sous scellés. Mais ça ressemblait plutôt à ça. Certains (bulletins de vote) qui sont arrivés plus tôt dans la journée étaient en réalité (emballés) dans de (simples) cartons (non fermés) comme ceux-ci, je ne sais pas si vous pouvez voir (sur la photo).

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Journaliste : Oui.

Rudy Giuliani : Et ensuite, ils ont été empilés comme ça, ce qui détruit complètement le secret du scrutin. Et ensuite, soudain, ils ont commencé à les compter très rapidement, et trois personnes différentes ont juré sous serment —voici l’un d’entre eux, Andrew Sedo, qui a dit que… Euh… Il a dit que tous ces votes, dans la mesure où il les a entendus être lus ou les a observés, étaient pour Joseph Biden. Tous les bulletins qu’il a vus n’avaient pas d’autre nom (que celui de Biden).

Journaliste : Juste pour être clair, ce dont vous parlez se serait passé dans le Michigan ? C’est ça dont vous parlez ?

Rudy Giuliani : Oui, je vais vous lire l’affidavit.

Journaliste : Non, ça va, vous n’avez pas besoin de le lire, je voulais juste expliquer clairement de quel endroit vous parliez.

Rudy Giuliani : Je parle (du témoignage sous serment) de Andrew Sido, à Détroit, dans le Michigan, dans le centre TCF. Il y était depuis 9h30 du matin, il est resté quand beaucoup d’autres personnes sont parties, et à 4h30 du matin, ces chargements de bulletins de vote par correspondance sont arrivés. On lui a dit qu’il y avait plusieurs véhicules à l’extérieur avec des plaques d’immatriculation d’autres Etats, qui se sont garés au centre à 4h30 et ont déchargé de nombreux bulletins, des dizaines de milliers de bulletins qui ont été amenés et placés sur huit longues tables.

Journaliste : Mais monsieur le maire, pourrais-je vous poser une question sur le processus ? Pourrais-je vous demander… Vous avez déposé plainte en Pennsylvanie concernant les allégations de fraude dont vous avez connaissance. Evidemment, vous dites que vous allez (porter plainte) à Lansing concernant cette situation. Je suis un peu curieux : dans combien de temps est-ce que vous espérez obtenir une quelconque réponse ? Et quel genre de mesure de remédiation cherchez-vous à obtenir ?

Rudy Giuliani : Eh bien, dans le cas de la Pennsylvanie et du Michigan, en fait, dans chaque Etat, cette élection est guidée par les lois de la législature de l’État, et c’est la législature de l’État qui doit certifier que le résultat (de l’élection) est honnête et juste. Nous sommes dans une situation, à la fois en Pennsylvanie et au Michigan, où il leur est impossible de le certifier. Et maintenant, nous allons passer à la Géorgie, où la même chose est arrivée, (de même que) dans le Wisconsin, dans le Nevada, où la même chose est arrivée, dans l’Arizona… C’est très très curieux que… Vous savez, le mardi soir, le Président (Trump) était très en avance, très en avance, de 800 000 voix en Pennsylvanie, de 5% dans le Michigan, de 8% dans le Wisconsin, et le lendemain matin, à cause de choses comme ça, de votes amenés (de nulle part) au milieu de la nuit, tout avait changé !

Journaliste : Eh bien, il y a des gens…

Rudy Giuliani :(La même chose) s’est produite dans tous ces endroits. Il ne peut pas s’agir d’une coïncidence, qu’ils aient décidé d’exclure les observateurs Républicains dans chacun de ces endroits exactement en même temps.

Journaliste : Très bien. Donc en Pennsylvanie, vous avez déjà déposé plainte concernant ces allégations, n’est-ce pas ? Savez-vous quand est-ce que vous aurez une réponse quelconque sur cette question ?

Rudy Giuliani : Et bien, cela dépend du tribunal, et cela doit être fait sur une base accélérée. Nous devons avoir l’occasion d’appeler les témoins (à la barre), nous en avons 50, mais leur témoignage est plutôt court, et tout est déjà sous forme de déclaration sous serment. Nous devons faire un enregistrement, puis j’espère le porter devant la Cour d’appel et la Cour Suprême. En même temps, nous avancerons à Lansing, Michigan. Il y a déjà eu une plainte privée déposée dans le Michigan il y a deux jours, similaire au nôtre, mais pas aussi complète.

Journaliste : Au total, dans combien d’Etats avez-vous déposé plainte, ou prévoyez-vous de déposer plainte pour des allégations (de fraude) similaires ?

Rudy Giuliani : Je dirais de huit à dix (Etats).

Journaliste : Très bien.

Rudy Giuliani : Tous sont des Etats dans lesquels nous avons une allégation commune, puis différentes choses additionnelles. L’allégation commune est que quand ils ont commencé à compter ces nouveaux votes par correspondance, ils ont exclu les Républicains pour les empêcher d’observer (la procédure de dépouillement et de décompte). Ils ont parqué les Républicains principalement dans des corrals, qui étaient de 6 à 10 mètres de distance, et ne nous ont pas permis de voir la plupart, voire la totalité des bulletins de vote.

Journaliste : Et quel genre de remédiation (attendez-vous des tribunaux) ?

Rudy Giuliani : Et nous avons d’autres choses comme ces bulletins qui arrivent au milieu de la nuit, nous avons des votes antidatés… Les votes doivent se terminer le 3 novembre selon la justice, mais nous avons des milliers et des milliers et des milliers (de votes) qui ont été antidatés, et nous avons des témoins pour tous ces votes. Donc nous avons donc de nombreux exemples de fraude mais le thème commun (à toutes nos plaintes) est l’exclusion des Républicains dans 10 endroits différents, et le même système a été utilisé. Il doit donc y avoir eu un objectif commun (ourdi à l’avance par les Démocrates).

Journaliste : Si (la justice) des Etats établit que oui, (vos observateurs) avaient le droit d’assister (au dépouillement), bien que cela ne leur a pas été permis, alors que vous l’auriez souhaité, quelle serait la solution selon vous ? Jeter tous les bulletins de vote ? Jeter tous les bulletins impliqués (dans la fraude) ? Qu’attendriez-vous (de la justice) ?

Rudy Giuliani : Premièrement, les Etats ne vont pas revenir (sur les faits) pour déclarer (que les votes) n’ont pas été comptés comme nous le souhaitions ; ils (vont établir que les votes) n’ont pas été comptés conformément à la loi en vigueur. Chacun de ces Etats a clairement…

Journaliste : Mais comment le problème va-t-il être résolu ? Si (la justice de chaque Etat) établit que vous avez absolument raison, que c’est ce qui s’est passé —et bien sûr nous savons (que la partie adverse) aura des arguments contre (vos accusations)—, mais s’ils disent oui, vous avez raison, comment est-ce que la situation va être résolue selon vous ?

Rudy Giuliani : Eh bien en premier lieu, les votes ne pourront pas être certifiés (si nous avons gain de cause), la législature de l’État ne peut pas certifier un décompte des voix illégal. Donc l’État ne les certifiera pas, et que se passerait-il ensuite ? Nous demanderions de déduire dans ces comtés (litigieux) le nombre de votes que nous aurons prouvé avoir été examinés illégalement.

Journaliste : Très bien.

Rudy Giuliani : Le cas le plus simple est la Pennsylvanie, parce que nous avons fait les calculs : on peut compter 633 000 votes qui ont été soumis sans aucun observateur ou superviseur neutre, et certainement pas par un Républicain.

Journaliste : Très bien.

Rudy Giuliani : A Détroit…

Journaliste : Vous voulez donc annuler ces votes, vous ne voulez pas qu’ils soient recomptés, vous voulez les annuler.

Rudy Giuliani : Il n’y a aucune raison de les recompter. On ne peut plus déterminer s’ils sont valides ou non. Une fois que vous avez ôté les enveloppes, vous avez détruit la seule chose qui vous permet de dire si (ces votes) sont valides ou non.

Journaliste : C’est ce qu’on appelle les « votes nus » (votes sans enveloppes, invalides).

Rudy Giuliani : C’est la raison pour laquelle le vote par correspondance a été considéré par la justice et la Cour Suprême il y a déjà 10 ou 12 ans comme une chose horrible à faire.

Journaliste : Très bien monsieur le maire, je vais devoir…

Rudy Giuliani : Ils considéraient que ce serait rempli de fraudes [en 1975, la justice française a interdit le vote par correspondance pour la même raison].

Journaliste : Je crains de devoir (mettre fin à l’interview) mais j’apprécie que vous ayez partagé…

Rudy Giuliani : Merci de m’avoir écouté, parce que beaucoup de gens, beaucoup de réseaux ne nous permettent pas d’apporter ces informations au public.

Journaliste : Eh bien, nous vous remercions de nous avoir parlé et de nous avoir mis à jour sur les dernières informations. Merci monsieur.

Rudy Giuliani : Merci à vous.

Journaliste : (C’était) Rudy Giuliani.

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Source: Lire l'article complet de Le Cri des Peuples

À propos de l'auteur Le Cri des Peuples

« La voix des peuples et de la Résistance, sans le filtre des médias dominants. »[Le Cri des Peuples traduit en Français de nombreux articles de différentes sources, principalement sur la situation géopolitique du Moyen-Orient. C'est une source incontournable pour comprendre ce qui se passe réellement en Palestine, en Syrie, en Irak, en Iran, ainsi qu'en géopolitique internationale.]

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