Le traitement médiatique du COVID-19 contribue à la psychose collective

Le traitement médiatique du COVID-19 contribue à la psychose collective

Par Khider Mesloub.

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6.04.2020.Mesloub-English-Italiano-Spanish

Nous sommes en guerre, martèlent les gouvernants de la majorité des pays en proie à la pandémie du coronavirus. Aussi, en guise de riposte médicale pour protéger leurs populations respectives, ont-ils plutôt décrété paradoxalement le confinement de leurs populations, instauré le couvre-feu, avec une restriction drastique des libertés individuelles. Avec une rhétorique guerrière propre à enflammer la fibre patriotique, on s’attendrait plutôt à une déclaration de mobilisation générale pour combattre l’envahisseur viral. Or, les téméraires dirigeants des différents pays, au lieu d’aligner une armée (sanitaire) pour protéger la population contre l’ennemi (viral) ou d’appeler la population à s’armer (médicalement) pour affronter l’envahisseur contagieux, ont invité, de manière machiavélique, leurs populations respectives à se calfeutrer chez elles, à se confiner, comme aux temps du Moyen-âge, faute d’équipements sanitaires décimés ces dernières décennies par ces mêmes dirigeants, au nom de la rigueur budgétaire instituée pour muscler davantage la vigueur du capital. Ainsi, faute de moyens sanitaires et médicaux pour enrayer la propagation du coronavirus, les États ont-ils stratégiquement placé la riposte sur un terrain militaire, comme s’il s’agissait d’une guerre à mener. Or, avec un virus, il n’est jamais question de guerre car l’humanité ne peut jamais vaincre ou éradiquer cette microscopique créature.

Le combat contre un virus se mène avec de l’intelligence (science), de l’équipement (sanitaire et médical) et de la prévoyance (stocks de matériels), non à coups de discours belliqueux incantatoires propres à susciter plutôt la psychose que l’assurance ; avec de la protection médicale ou vaccinale, essentielles à notre santé psychique individuelle et à notre résilience collective, et non par la politique de confinement débilitante.

Quoi qu’il en soit, les spécialistes honnêtes de la santé, notamment le professeur Raoult, reconnaissent la bénignité de la pandémie du coronavirus. Cette affirmation, dans un climat de psychose sanitaire marqué par le décès de quelques milliers de personnes, peut sembler provocatrice. Mais elle repose sur des statistiques éclairantes de vérité sur la mortalité générée notamment par les affections respiratoires ordinairement enregistrées chaque année dans le monde : 2 600 000 décès. Or, avec le coronavirus, on dénombre aujourd’hui, à l’échelle internationale, au quatrième mois, 38 000 morts. Avec comme bonne nouvelle, l’enrayement de l’épidémie dans son premier épicentre, la Chine. Aussi, jusqu’à présent, on ne relève aucune surmortalité causée par le COVID-19. Le nombre de décès lié au coronavirus est relativement comparable aux morts provoqués par les grippes saisonnières. Mais, étant donné que nous avons affaire à un virus inconnu, le nombre de morts provoque une frayeur démultipliée, attisée et entretenue par les médias.

C’est le traitement politique et surtout médiatique qui imprime sa dimension rationnelle ou émotionnelle au fait social porté à la connaissance de la population. Et, en fonction de ce traitement, la réceptivité de l’information et, corrélativement, la réaction collective, varient entre discernement philosophique et apeurement hystérique. En vérité, tout autre événement traité sur le même registre apocalyptique aurait suscité la même collective réaction hystérique, hallucinatoire et affolante (terrorisme, pollution atmosphérique,  changement climatique, explosion des cancers ou d’autres maladies létales, etc.). C’est le traitement différentiel de l’information qui provoque le Choc des maux et le suscite le Poids de l’affliction.

Au-delà des controverses politiques légitimes sur la gestion étatique calamiteuse de la crise sanitaire du COVID-19, responsable du nombre élevé de décès, morts en vrai faute de prise en charge médicale, tous les spécialistes s’accordent sur l’innocuité du coronavirus en absence de pathologie préexistante. Cette vérité scientifique est prouvée par la faiblesse du taux de mortalité enregistrée en Corée du Sud et en Allemagne (c’est le cas de la Chine, du Japon, Taïwan), obtenue au moyen d’une politique sanitaire volontariste et globale, appuyée par le dépistage massif et l’approvisionnement des populations en masques et autres matériels médicaux, sans application d’une politique de confinement ni de coercition (exception pour la Chine). Aujourd’hui, les spécialistes s’accordent sur la bénignité du COVID-19 en absence de comorbidité préexistante. Et les récentes données fournies par l’Italie, la France et l’Espagne viennent à point nommé confirmer ce diagnostic empirique. En effet, 99% des personnes décédées souffraient de multiples pathologies (hypertension, diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, obésité, etc.), avec un âge moyen des victimes de 79,5 ans.

À cet égard, il n’est pas inutile de rappeler les facteurs contribuant à l’apparition de ces maladies chroniques modernes citées plus haut (hypertension, diabète, ect.) : la malbouffe, la pollution, le stress, la sédentarité, entre autres. Or, ces « pathologies capitalistes » sont l’œuvre d’un système économique contrôlé par les grands groupes industriels et financiers, responsables de l’expansion vertigineuse de ces diverses maladies chroniques invalidantes. Ces mêmes oligarchies capitalistes, par le canal de leur Etat, ont toujours été opposés à une politique de santé publique de qualité, considéré comme un coût, de là s’explique le démantèlement des hôpitaux. En effet, ces dernières décennies, leur État, autrement dit les classes politiques dirigeantes maffieuses, qui œuvrent dans les institutions parlementaires et gouvernementales, ont sacrifié le système de santé au nom de la rigueur budgétaire. En vérité, le virus n’est pas responsable de la mort des malades (il est bénin pour les personnes en bonne santé). Ce sont les pathologies chroniques, générées par le capitalisme mortifère, qui contribuent à la fragilité du système immunitaire des personnes, associées à l’incurie criminelle des gouvernants qui, par absence d’équipements médicaux, sont responsables des décès dus au coronavirus. La preuve par l’Allemagne et la Corée du Sud. En vérité, le COVID-19 ne tue pas plus que les autres virus. En moyenne moins de 2% de décès. C’est l’incurie de l’Etat qui tue en ce moment les malades, morts faute de prise en charge médicale.

Aujourd’hui, presque quatre mois après son apparition, aucune étude ne permet d’avoir la moindre estimation statistique sur la progression réelle du coronavirus et de sa propagation faute de dépistage systématique. En effet le nombre de personnes déclarées est très largement inférieur au nombre de personnes réellement infectées (e pas compte qu’elle a contracté le coronavirus. Aussi, contrairement aux projections apocalyptiques propagées par les gouvernements incompétents et leurs médias anxiogènes, à considérer l’ensemble de la population réellement infectée, la mortalité réelle s’établirait, selon les spécialistes, au plus à 0,3%. Pour un virus serial killer, le coronavirus semble plutôt bienveillant. La grippe saisonnière provoque chaque année 650 000 décès dans le monde. Dans le monde du travail, lieu pathologique par essence, les entreprises capitalistes provoquent, elles, chaque année 2 300 000 décès dans le monde (catastrophe humaine désignée sous la locution euphémistique « accident de travail »), salariés morts faute de protection. Pourtant, on ne décrète pas le confinement de la population pour éviter la propagation des décès dans les entreprises. Pourquoi les Etats ne ferment-ils pas les entreprises en raison de leur dangerosité ? Pourquoi les salariés continuent à se rendre sur ces lieux de travail réputés pourtant dangereux pour la santé ? Ainsi, en dépit des multiples pathologies et décès provoqués par le travail, on n’assiste à aucune psychose parmi la population. Et comment expliquer l’absence de réaction hystérique ? La réponse s’explique par le traitement différentiel de l’information. En l’espèce, la mortalité des travailleurs ne suscite aucun intérêt pour les médias, ni pour les gouvernants, car hors de question de provoquer un climat de psychose parmi la population salariale susceptible de cesser son activité professionnelle. De décréter son « auto-confinement », d’opter pour son droit de retrait pour préserver sa santé, sa vie.

En vérité, contrairement à la propagande médiatique anxiogène, l’épidémie du coronavirus est, selon de nombreux spécialistes, largement moins problématique et dangereuse. La preuve par la Corée du Sud et l’Allemagne, où le taux de mortalité est très faible. Ce résultat a été obtenu grâce au traitement efficace de l’épidémie, notamment au moyen du dépistage systématique, de la distribution des masques, de l’abondance du nombre de lits dans les hôpitaux, sans mesures de confinement généralisé. Certes, il existe une certaine dichotomie entre la massive innocuité du virus pour la majorité de la population et sa violente létalité constatée chez certains malades. Mais, il ne faut pas transformer l’exception en règle, comme se complaisent à le colporter et à le propager de nombreux médias actionnés par certaines officines gouvernementales pour justifier et légitimer leurs mesures de confinement pénitentiaires, doublées d’une militarisation de la société instituée à des fins sécuritaires et non sanitaires.

En tout état de cause, comme l’a soutenu un expert, le confinement de personnes non porteuses du virus est « infectiologiquement absurde ». Le seul résultat plausible d’une telle mesure démentielle est la destruction de l’économie et de la vie sociale, sans oublier le « carnage psychologique » des personnes confinées et la malnutrition suscitée par les pénuries, en particulier dans les pays pauvres. En vrai, décréter le confinement, en guise de médication, reviendrait à « bombarder une ville pour en éloigner les moustiques porteurs de malaria ». À moins que, pour les gouvernants responsables de cette mesure de confinement pénitentiaire, leurs populations ne constituent qu’un tas de moustiques à éradiquer (psychologiquement).

Certes, le confinement est efficace, mais seulement appliqué aux personnes infectées, après avoir été détectées par dépistage, afin de les traiter pour éviter la propagation du virus, mais surtout les complications respiratoires. En revanche, confiner l’ensemble de la population sans l’associer à une politique de dépistage systématique et un traitement médical (notamment par la chloroquine – à l’efficacité contestée par certaines officines mafieuses désireuses d’imposer leurs médicaments onéreux sur le marché-, c’est une mesure, comme dirait le professeur Raoult, moyenâgeuse. C’est une mesure politique, voire militaire. Absolument pas médical, sanitaire.

 

Mesloub Khider

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