Trump


Hillary et les Démocrates obtiendront-ils la guerre civile qu’ils essaient de provoquer ?


Par The Saker − 28 août 2020 − Source Unz Review via The Saker

US : Chaos politiqueSi vous ne l’avez pas déjà vue, regardez cette vidéo d’Hillary Clinton déclarant : « Joe Biden ne doit en aucun cas concéder » 

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«Aucun» signifie «aucun». Cela inclurait le cas, certes hypothétique, de Trump gagnant clairement, et haut la main. Encore une fois, «aucun» signifie «aucun».

L’implication directe de cela est que les Démocrates devraient reprendre la Maison Blanche par tous les moyens et en toutes circonstances.

C’est aussi un appel direct à saboter la démocratie américaine qui, aussi imparfaite soit-elle, est la seule option fondée sur l’état de droit actuellement disponible pour le peuple américain.

Cela entraînera-t-il une guerre civile ?

C’est plutôt improbable, car pour une guerre civile, il faut au moins deux parties crédibles, capables de coordonner les opérations, offensives et défensives, au moins à l’échelle régionale. Je ne vois pas cela aux États-Unis.

Mais je ne vois pas comment la violence locale régionale – parfois sévère – et le chaos politique peuvent être évités.

Nous savons déjà que les Démocrates n’accepteront jamais une victoire de Trump.

Nous savons également que les partisans de Trump affirmeront que l’on ne peut pas faire confiance à l’USPS (la Poste) pour le vote par correspondance – je suis totalement d’accord avec eux, l’USPS est l’un des pires services postaux de tous les pays développés de la planète.

Ensuite, il y a le problème suivant : comme les services de police sont «privés de financement» et que les flics démissionnent en masse – et je ne peux certainement pas leur en vouloir ! – les simples citoyens devront se protéger de plus en plus, ce que beaucoup d’entre eux peuvent faire, mais alors le problème est que ces citoyens seront inculpés pendant que les voyous de BLM et les Antifas survivants ne seront pas inquiétés, même s’ils ont attaqué en premier.

Dans certains États américains – comme la Floride, Dieu merci ! – les shérifs locaux se tiendront aux côtés de leurs citoyens et les procureurs locaux ne poursuivront pas ceux qui ont utilisé la force létale pour se défendre contre une courte liste de crimes – y compris les violations à domicile, détournements de voiture, viols, etc. Regardez simplement cette brochette de shérifs :

Je réside en Floride depuis 18 ans maintenant et je peux sincèrement dire que je ne recommande pas à BLM et Antifa d’essayer de piller ou provoquer des émeutes en Floride, car ils seront confrontés à beaucoup de force et à un système juridique qui favorise fortement le citoyen respectueux de la loi, y compris en cas de légitime défense.

Mais dans les États du Nord  ?!

Jusqu’à présent, si je ne me trompe pas, la plupart des émeutes ont eu lieu dans les États du Nord – Atlanta est dans le sud, mais ce n’est pas vraiment une «ville du sud» puisqu’elle est dirigée par des sympathisants de BLM / Antifa et, à propos, on pourrait dire la même chose de Miami, FL.

Ce n’est probablement pas une coïncidence. Et cela n’a rien à voir avec le «racisme du sud» – d’après mon expérience, les sudistes ne sont pas plus racistes que les nordistes – mais bien plus avec une culture d’autodéfense, enracinée dans le pays, qui rend les gens du sud beaucoup plus susceptibles de «cercler les chariots» et d’agir ensemble.

Et même si je n’ai jamais gobé les arguments, plutôt stupides, selon lesquels «les armes à feu protègent le peuple de la tyrannie», les tyrans ayant généralement des forces entraînées et professionnelles qui peuvent faire de la viande hachée de n’importe quel civil armé, je crois que les citoyens armés peuvent très efficacement arrêter les voyous lors des émeutes, rappelez-vous simplement comment les Coréens de Los Angeles se sont défendus, ainsi que leurs magasins, pendant les émeutes de Los Angeles.

Heureusement, les États du Sud sont beaucoup plus fidèles à la Constitution américaine que les États du Nord qui ont «castré» le second amendement – autorisant le port d’arme et les milices – «avec mille précautions législatives», il y a des exceptions, bien sûr.

Ce n’est pas très connu, mais dans environ 25 à 30% des cas de vols à main armée commis par des voyous, les armes ne fonctionnent pas ou sont factices. Leurs munitions sont souvent nulles, en mauvais état, ou complètement inadéquates. Pourquoi ? Parce que les criminels sont trop stupides et pas assez riches pour investir dans des armes à feu et une formation de qualité. En conséquence, si des voyous BLM / Antifa tentent de prendre d’assaut un quartier résidentiel ou une petite ville du sud, ils pourraient être «accueillis» par une puissance de feu très compétente.

Je pense qu’il est assez clair que l’État profond américain et le parti Démocrate utilisent BLM / Antifa comme fantassins pour créer le chaos et se préparer à une violence encore pire si Trump gagne. Il y a aussi des signes que la direction du parti Démocrate ne veut pas laisser un Joe Biden, totalement sénile, affronter Trump dans un débat. Voici un extrait d’un rapport de ZeroHedge :

"Je ne pense pas qu'il devrait y avoir de débats", a déclaré Pelosi jeudi, un jour après que le président Trump a demandé à Biden de passer un test de dépistage de drogue avant que les deux s'affrontent dans un débat. «Je ne légitimerais pas une conversation avec lui - ni un débat dans le cadre de la présidence des États-Unis», a-t-elle ajouté. Pelosi a déclaré que Trump avait été «honteux» en «traquant» Hillary Clinton lors du débat de 2016 en s'approchant d'elle, et qu'il «agirait probablement d'une manière indigne de la présidence».

Le message est clair : nous ne reconnaissons pas Trump comme un opposant légitime et s’il gagne, ce sera à cause de l’ingérence chinoise, ou russe, et du «harcèlement républicain» – qu’est-ce que c’est ?

Conclusion : nous n’accepterons en aucun cas une autre défaite

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, cela ressemble à de la sédition. Voici comment Wikipédia définit ce concept :

La sédition est un comportement manifeste, se traduisant par des paroles et une organisation, qui tend vers l'insurrection contre l'ordre établi. La sédition comprend souvent la subversion d'une constitution et l'incitation au mécontentement, ou à la résistance, face à une autorité établie. La sédition peut inclure toute agitation, même si elle ne vise pas une violence directe et ouverte contre les lois. Les expressions séditieuses écrites sont des diffamations. Un sécessionniste est celui qui s'engage dans la sédition ou la promeut.

Je ne vois aucune preuve que Trump, ou les dirigeants du GOP, le parti Républicain, soient coupables de sédition, du moins pas à l’intérieur de leur propre pays – à l’extérieur, bien sûr, ils sont actuellement la force la plus subversive de la planète. En fait, je dirais qu’en dépit de toutes les nombreuses différences majeures, Trump est confronté à une situation qui n’est pas différente de celle à laquelle Lukashenko est confronté en Biélorussie. La plus grande différence est que Trump n’est pas soutenu par Poutine. En fait, il n’est soutenu par personne – à part des cinglés de bonne foi comme Jair Bolsonaro, brésilien, et Ivan Duque Marquez, colombien, ou des putes bon marché comme Andrzej Duda, polonais, ou Dalia Grybauskait, lituanienne.

Je vois des preuves accablantes que le gang Clinton, l’État profond américain, et les «élites» (pseudo-) «libérales» sont tous coupables de sédition. À la suite de cette invasion d’émeutiers voyous, il se produit des choses qui auraient été tout à fait impensables il y a à peine un an.

Par exemple : un sénateur américain et sa femme ont failli se faire lyncher par la foule juste devant la Maison Blanche. Est-ce possible ? Oui, voyez vous-même :

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Mes amis, ce n’est pas l’Afghanistan ou la République centrafricaine. Et la fonction sénatoriale est l’une des plus élevées que tout homme ou femme puisse occuper. Pourtant, dans la capitale de ce pays, juste à l’extérieur de la Maison Blanche, les flics étaient incapables de protéger un sénateur de la foule. Pourtant, c’est ainsi que les médias grand public ont présenté l’affaire : «Les protestataires affrontent Rand Paul devant la Maison Blanche après la convention républicaine». Depuis quand des voyous criminels, qui tentent de lyncher un sénateur et sa femme, sont-ils appelés «protestataires» ?! Et «affronter» ne suggère-t-il pas que le sénateur Paul méritait en quelque sorte d’être «affronté».

Pouvez-vous imaginer ce que les médias auraient dit si cela était arrivé à un sénateur noir ?

Ce type de «reportage» traditionnel ne montre-t-il pas que le système politique de ce pays s’effondre ?

Conclusion

Je ne vois pas de guerre civile se dérouler aux États-Unis. Mais je pense que ce pays peut, et le fera probablement, se diviser, disons … en plusieurs zones. Dans certaines régions, l’ordre public sera maintenu, par la force si nécessaire, tandis que dans d’autres, quelque chose de nouveau apparaîtra : ce que les Français appellent «des zones de non-droit», c’est-à-dire des zones dans lesquelles les forces de l’ordre seront absentes, soit parce que les dirigeants politiques refuseront de les engager, soit parce qu’ils devront simplement se retirer sous le feu. En règle générale, ces zones ont une économie parallèle «souterraine» qui peut rendre les gangs qui contrôlent ces zones très riches – pensez à la Russie dans les années 1990. Finalement, beaucoup de gens fuiront ces zones et chercheront refuge dans les régions plus sûres, ce processus a déjà commencé à New York.

À l’heure actuelle, il reste un peu plus de deux mois avant les élections, et je pense qu’il est correct de dire que la situation va se détériorer encore plus vite et pour le pire. Le 2 novembre, le pays sera «prêt» – si on peut dire – à une explosion massive de violence suivie de plusieurs mois de chaos.

Beaucoup voteront probablement Trump simplement parce qu’ils croiront, à tort, qu’il est le seul homme politique à s’opposer à ce que les Démocrates promettent de déchaîner contre la majorité des «déplorables» qui veulent garder leur pays et leurs traditions [style gilets jaunes, NdT]. Au fond, le conflit auquel nous assistons actuellement est un conflit d’identité, quelque chose dont la plupart des gens se soucient profondément.

Tôt ou tard, il y aura une riposte contre la tentative des Démocrates de transformer les États-Unis en une sorte de Wakanda libéral, transgenre, obèse, dirigé par des escrocs, des monstres et des voyous.

Les Démocrates n’obtiendront pas leur guerre civile – mais ils subiront le retour de flamme pour leurs tentatives de détruire les États-Unis.

The Saker

Traduit par jj, relu par Hervé pour le Saker Francophone

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Par Andrew Korybko − Le 29 juillet 2020 − Source orientalreview.org

L’intervention fédérale de Trump dans les villes libérales dystopiques étasuniennes arrive bien tardIl est grand temps que Trump réprime la frénésie de terrorisme urbain qui a secoué de nombreuses grandes villes étasuniennes depuis plus de deux mois, après son échec à assurer la sécurité, a rendu impossible le développement socio-économique du pays et la préservation des droits des citoyens ; mais ce faisant, il joue également par inadvertance le jeu de ses adversaires en optant exactement pour la réaction qu’ils avaient prédite depuis le tout début : une escalade sur l’échelle, graduée d’avance, de la guerre hybride de terreur sur les États-Unis.

Une inévitable escalade de représailles

Trump a fini par franchir le Rubicon en envoyant des forces fédérales en réponse à la frénésie de terrorisme urbain qui a secoué de nombreuses villes libérales dystopiques étasuniennes au cours des deux derniers mois. Ce déploiement de force était inévitable, et le présent auteur l’avait écrit début juin dans son article : « Qu’est ce qui suivra l’opération antiterroriste étasunienne à l’échelle de la nation ? » D’ailleurs, au cours d’une interview accordée au prestigieux journal iranien Kayan en septembre 2017, republiée par Oriental Review à l’époque sous le titre : « La guerre de l’État profond contre Trump amènera-t-elle à une vraie guerre civile? », l’auteur avait prédit exactement la dynamique de guerre hybride qui allait finir par exploser presque trois années plus tard, suite à l’« événement déclencheur » que fut le meurtre de George Floyd.

C’était écrit sur le mur

Lorsque les « antifas » sont acclamés comme des « héros » malgré leurs destructions gratuites et leur intolérance digne de fascistes envers les opinions divergeant des leurs, ceci accorde une « légitimité » à leur tactique et les « normalise », principalement du fait que les élites acceptent les déstabilisations d’extrême-gauche se produisant dans la rue : ces violences sont instrumentalisées pour intimider l’écrasante majorité de la base électorale de Trump, non raciste et non fasciste. En retour, cela ne pourra que provoquer une réaction défensive de la part de ces gens, et les probabilités montent de voir les affrontements extrême-gauche contre extrême-droite devenir aussi courants dans les villes étasuniennes que les règlements de comptes entre gangs.

La raison pour laquelle l’« État profond » ainsi que les groupes de l’alt-left veulent déclencher des désordres et un chaos aussi importants aux États-Unis est d’entretenir une révolution de couleur, qui sombrerait dès lors rapidement en guerre urbaine non conventionnelle et en meurtres politiques, le tout dans l’intention d’amener Trump à se transformer en « dictateur fasciste » – il est déjà décrit comme tel dans le cadre d’une stratégie de peur – afin de disposer d’une base pour mener à bien une procédure de destitution contre lui, dès lors que des membres de minorités raciales se feraient tuer s’il décide d’une loi martiale limitée en réponse aux provocations.

Un coup d’œil à la possible présidence de Joe Biden

Cette situation a tellement dégénéré depuis, car « la guerre hybride de terreur contre les États-Unis se préparait depuis des décennies ». « Le mélange d’influences du gauchisme économique et du fascisme social constitue le nouveau danger mondial », et on assiste à son expérimentation aux États-Unis avant ses derniers ajustements et à son exportation qui suivra sur l’ensemble de la planète. Les racistes de gauche, tels que les « antifas » et « Black Lives Matter », se prennent pour l’« avant-garde » de la soi-disant « révolution », alors qu’en réalité ils ne constituent que les « idiots utiles » de la contre-révolution menée par l’« État profond » contre Trump. Les hordes qui en résultent fonctionnent de facto comme des milices politiques, contrôlées par les Démocrates, servant à intimider les opposants idéologiques du parti, et présageant de la dystopie que pourrait être une possible présidence Biden.

La police secrète d’un dictateur, ou une réponse décisive en matière de sécurité ?

Pour essayer de contrer ce sombre scénario, Trump a dépêché des forces fédérales dans les villes libérales dystopiques étasuniennes pour rétablir la loi et l’ordre, exactement comme il l’avait promis. Cette décision s’est vue critiquée par ses opposants comme équivalente à celle d’un « dictateur désespéré lâchant sa police secrète sur des manifestants pacifiques pro-démocratie », bien que cette perception ne constitue guère plus qu’un récit relevant de la guerre de l’information. Il n’est pas d’État sur la planète ne disposant pas d’instruments à sa disposition pour répondre à des crises de sécurité nationales comme celle-ci. La sécurité se détériore à chaque instant, ce qui porte atteinte au développement socio-économique, ainsi qu’à la préservation des droits des citoyens. Le gouvernement fédéral aurait dans les faits cessé d’exister réellement dans de nombreuses villes s’il n’avait pas décidé d’agir à ce stade.

Mais leur faux récit apparaît tout à fait convaincant, car les États-Unis ont usé de ce même récit des décennies durant contre des dizaines de cibles géopolitiques. Ils ont agi ainsi pour améliorer leur soft power durant la première Guerre froide, en faisant apparaître la « démocratie étasunienne » comme aux antipodes du « communisme soviétique », et par la suite, le « nouvel ordre mondial (libéral) » face à l’« illibéral/multipolaire », ce dernier ayant récemment commencé à émerger en réponse à l’unipolarité étasunienne, jadis incontestée. Chose ironique, les États-Unis eux-mêmes ont commencé à devenir plus « illibéraux » et plus « multipolaires » – en usant, pour ce dernier point grâce à leur récent stratagème « Diriger depuis l’arrière » – sous Trump, du fait de ses tentatives de démanteler l’ancien ordre mondial ; c’est cela qui rend possible l’utilisation de récits traditionnels dans la guerre de l’information contre lui.

Déchiffrer les raisons pour lesquelles Trump a tant attendu

Si l’on reconnaît ce point – et même si le lecteur n’est pas en accord avec l’interprétation qu’en fait l’auteur – la question devient donc de savoir pourquoi Trump a attendu deux mois avant d’opter pour cette réponse décisive en matière de sécurité. Sans certitude possible, deux explications apparaissent comme plausibles. La première est qu’il a consciemment décidé de ne pas y recourir jusqu’à se laisser persuader que tout avait complètement basculé dans le désordre et qu’il ne lui restait plus d’autre choix. La seconde est qu’il a décidé d’agir ainsi pendant un moment, mais s’est heurté à des résistances importantes de la part de l’« État profond ». Si l’on développe cette seconde explication, il s’ensuivrait assez naturellement qu’il a dû passer outre à des obstacles considérables afin de pouvoir enfin employer la solution qu’il avait prévue depuis longtemps.

Descente dans la spirale de la dégradation

Quelle qu’en soit la vraie raison, Trump s’inscrit désormais sans aucun doute dans l’escalade du conflit, c’est-à-dire qu’il emprunte le chemin choisi pour lui par ses opposants. Ils avaient prédit depuis le tout début que l’homme qu’ils avaient passé deux ans à décrire comme un « dictateur raciste et fasciste » allait finir par « tuer son propre peuple », en particulier les « manifestants pacifiques pro-démocratie », et qu’il maintenait donc un projet selon les modalités de ce développement. Ce pourrait être justement la crainte de tomber dans ce qu’il considère comme leur « piège » qui a retenu Trump d’agir aussi longtemps avant d’opter pour cette réponse décisive en matière de sécurité, mais à présent qu’il s’y est engagé, il n’y a pas de retour arrière possible. Les États-Unis connaissent déjà l’agonie d’une contre-« révolution » avec le terrorisme urbain, le déboulonnement de statues, les attaques contre la police, et cela pourrait devenir bien pire d’ici peu.

Les dystopies libérales des grandes villes étasuniennes promettent de devenir le point de départ de la guerre hybride de terreur contre les États-Unis. L’intervention fédérale de Trump est dangereusement dépeinte comme une « invasion » menée par un « dictateur racisto-fasciste », ce qui fait apparaître comme « légitime » l’utilisation de moyens létaux contre les services de sécurité, suivant les lignes habituelles de l’« insurrection ». Les divisions de l’« État profond » étasunien peuvent littéralement déchirer le pays, si des niveaux de gouvernement se mettent en conflit les uns avec les autres – local contre fédéral – les citoyens innocents se retrouvant pris en étau. C’est peut-être bien pour éviter précisément un tel scénario que Trump aura attendu si longtemps, mais on peut également avancer que le point de basculement avait déjà été atteint dés lors qu’il avait décidé de ne pas agir de manière décisive, une semaine après le début de cette crise sans précédent.

Conclusions

Vouloir décrire la situation actuelle des États-Unis comme une « guerre civile » est trompeur, car cela invoque des images d’armées face à face. Le terme de guerre hybride est plus adapté, car il décrit la vraie nature de ce conflit. Il s’agit d’un conflit à multiple facettes, non conventionnel, et tous azimuts. Cela fait un certain temps qu’il a commencé ; les événements les plus récents ne correspondent qu’à la phase cinétique du conflit. Chaque camp se bat pour déterminer la destinée des États-Unis, dans une lutte épique à somme nulle, qui débouchera en fin de compte sur un vainqueur et un vaincu. Si l’on prend en compte tout ce qui est en jeu, et l’enracinement profond de cette guerre hybride, on peut affirmer que ce conflit n’est pas près de se terminer – et ce n’est pas l’élection de novembre qui en déterminera l’issue – ce qui signifie que le pire reste peut-être à venir.

Andrew Korybko est un analyste politique américain, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par José Martí, relu par Hervé pour le Saker Francophone

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