Walmart Justin Trudeau : Le débunkage de trop

Walmart Justin Trudeau : Le débunkage de trop

Auteur : Christian Leray M.A.

 

Le Dr. Nadeau-Vallée, résident en médecine et PhD en pharmacologie, signe sous le nom de Walmart_Justin_Trudeau une vidéo intitulée Le véritable, véritable portrait de la COVID-19 au Québec :

Dans celle-ci il tente de « débunker » l’article de Patrick Provost, professeur à l’Université Laval, intitulé Le véritable portrait de la COVID-19 au Québec et paru dans le Journal de Montréal, puis « retiré » suite à l’intervention du rédacteur en chef, Sébastien Ménard, car comportant « certains éléments inexacts ».

 

Mathieu Nadeau-Vallée n’en est pas à son premier essai en la matière. Cela fait de nombreux mois qu’il scrute médias et réseaux sociaux, prêt à « fact-checker » tout article, lettre, vidéo ou autre, qui va à l’encontre du discours officiel sur la pandémie. Après l’avoir demandé, il a été l’un des premiers à se féliciter du « retrait » de la lettre de Patrick Provost. Ce dernier lui demandant d’en débattre, M. Nadeau-Vallée ne s’est alors pas fait prier pour publier une vidéo dans laquelle il « débunke » M. Provost (par contre il ne semble pas avoir répondu à sa demande de débat, nous y reviendrons).

 

Suspension de l’Université Laval

Tout d’abord, nous avons une information à préciser à M. Nadeau-Vallée : Patrick Provost n’a pas été suspendu par son université en raison de cette lettre mais suite à sa prise de parole dans une vidéo de Réinfo Covid dans laquelle il se prononçait contre la vaccination des enfants. À ce sujet, il est fascinant de constater que l’INSPQ, dans son rapport sur la Vaccination contre la COVID-19 chez les jeunes âgés de 6 mais  à 4 ans au Québec, constate que « Les enfants de 6 mois à 4 ans […] sont rarement hospitalisés » et que « l’efficacité de deux doses de ce vaccin contre les infections symptomatiques au SRAS-CoV-2 était de 51 % chez les enfants âgés de 6 à 23 mois et de 37 % chez les enfants âgés de 2 à 5 ans » (rappelons que l’on ne lance pas un traitement si son efficacité est inférieure à 50 %).

Concernant d’autres symptômes de la COVID-19, comme le SIME (Syndrome inflammatoire multisystémique de l’enfant) ou la COVID longue, l’INSPQ ne note soit aucun progrès grâce la vaccination, ou alors il affirme que cela n’est pas mesurable (cf. page 4).

Bref, en partant, l’avantage de la vaccination pour les enfants est très discutable puisque leurs risques sont infimes. La balance bénéfice/risque est donc au mieux nulle. Mais sachant que les vaccins provoquent des effets secondaires (quoiqu’en disent les autorités et M. Nadeau-Vallée), elle est probablement négative.

Sachant cela, il est extrêmement surprenant de voir une université suspendre l’un de ses professeurs car se poser des questions sur la vaccination des enfants est on ne peut plus légitime. Rien que pour cela, sans parler de la liberté académique (nous y reviendrons), cette décision de l’Université Laval est on ne peut plus contestable. Mais revenons à la vidéo de M. Nadeau-Vallée.

 

Wallmart Trudeau comme « argument d’autorité »

Celui-ci commence par donner le titre de M. Provost… qui selon lui « n’est pas un argument d’autorité » (à 1’04). Revenons en arrière : M. Nadeau-Vallée cite l’article du Journal de Montréal qui « présente Patrick Provost comme un professeur au département de micro-biologie, infectiologie et immunologie de l’Université Laval ». Il déclare ensuite : « D’entrée de jeu ce n’est pas parce qu’on est professeur dans le département de microbiologie qu’on est microbiologiste ». (à 42 secondes)

Nous pourrions tout aussi bien répliquer : « D’entrée de jeu, ce n’est pas parce qu’on est résident en médecine et PhD en pharmacologie, qu’on est microbiologiste et spécialiste de l’ARNm ». En fait, si on devait suivre le raisonnement de M. Nadeau-Vallée, seul un parfait spécialiste du domaine pourrait s’exprimer. Mais pourquoi lui, qui n’a effectivement aucune compétence en la matière, en a-t-il le droit ?

Autre point : avec un minimum de recherches, on apprend que le tournant de la carrière de Patrick Provost a été sa découverte, en 2002, de la ribonucléase Dicer chez l’humain. Cette enzyme catalyse la formation des microARN (19 à 24 nucléotides de long), qui sont maintenant reconnus comme des régulateurs-clés de l’expression de ~60% des gènes chez l’humain ». Mais c’est sans doute trop « niché » (52 secondes) pour qu’il puisse avoir le droit de s’exprimer sur la question.

Notons pour la petite histoire que les travaux de recherche de Patrick Provost « sur le rôle de l’ARN messager dans l’expression des gènes font partie des 10 découvertes de l’année 2003 par le magazine Québec Science et des cinq découvertes de l’année 2021 par le quotidien Le Soleil. Autant dire qu’à priori, Patrick Provost semble connaître quelque peu son sujet ». Si avec tel CV M. Provost ne peut faire « argument d’autorité », qu’en est-il d’un résident en médecine?

 

Des vaccins toujours en phase de test

Après avoir tenté de décrédibiliser le messager, M. Nadeau-Vallée passe à l’attaque. Il se livre alors à un véritable « cherry picking » en sélectionnant quelques phrases ici ou là. Il commence en citant une phrase de la lettre selon laquelle l’ « injection est toujours expérimentale » (à 1’10). Puis il réfère à l’étude de Pfizer publiée en décembre 2020.

Sauf que le site clinicaltrials.gov indique bien que le vaccin est toujours en phase de test jusqu’au 8 février 2024. La phase 3, qui doit permettre d’évaluer l’efficacité grâce à l’augmentation des cohortes, est donc toujours en cours et toutes les personnes qui font les injections sont des cobayes. En fait les autorités régulatrices comme Santé Canada et la FDA ont donné des autorisations temporaires de mise sur le marché car il y a « urgence ». Sans cet état d’urgence (ou si un autre traitement existait), les vaccins ne pourraient plus être distribués.

M. Nadeau-Vallée ne peut pas ne pas le savoir. Pourquoi alors tente-il de faire croire l’inverse?

On notera aussi qu’il est pour le moins surprenant de se référer au fabricant (Pfizer) et au distributeur (Santé Canada) qui sont en plein conflit d’intérêt : il est certain que ce n’est pas eux qui critiqueront les vaccins.

 

« Chez une personne jeune et en santé, une COVID légère peut avoir des impacts sur le cœur, même à long terme »

Ensuite, M. Nadeau-Vallée remet en cause l’argument selon lequel la COVID-19 touche essentiellement les personnes âgées ou avec des comorbidités. Il affiche une étude qui montre selon lui que « chez une personne jeune et en santé, une COVID légère peut avoir des impacts sur le cœur, même à long terme » (à 1’30). Puis il continue avec de possibles troubles au cerveau.

Ici, il veut clairement faire paniquer la population. Mais pourquoi être aussi alarmiste quand on lit les données de l’INSPQ? Si l’on revient au rapport sur la Vaccination contre la COVID-19 chez les jeunes âgés de 6 mois à 4 ans au Québec, dont nous avons parlé plus haut, un seul enfant (et on n’a aucune information à ce sujet, par exemple est-il mort DE la COVID-19 ou AVEC la COVID-19?) est décédé de la COVID-19 au Québec, et comme le dit l’Institut, ils « sont rarement hospitalisés ». Finalement, combien d’enfants risquent effectivement d’avoir des « impacts sur le cœur » ou « des troubles au cerveau »?

L’INSPQ n’en fait aucune mention dans son rapport… et M. Nadeau-Vallée ne donne aucune précision quant à la proportion du nombre de ces « cas ». Il est fort à parier qu’ils doivent être rarissimes sinon Walmart  Trudeau ne se serait pas fait prier pour nous dire que par exemple un enfant sur 1 000 qui a la COVID-19 est à risque de développer une maladie cardiaque ou un trouble au cerveau.

En fait, les études auraient tendance à montrer l’inverse. Par exemple, cette recherche sur une cohorte nordique portant sur 2 millions de de 16-24 ans (norvégiens, finlandais, suédois et danois) injectés a montré au cours de la période d’observation de 28 jours, chez les hommes de 16 à 24 ans, les plus à risque, que le nombre de myocardites en excès était de :

  • 1,4 événements supplémentaires pour 100 000 infectés SARS-COV 2 AVANT Omicron;
  • 5,5 événements supplémentaires pour 100 000 injectés après la deuxième dose de BNT162b2 (Pfizer) ;
  • 18,4 événements supplémentaires pour 100 000 injectés après la deuxième dose d’ARNm-1273 (Moderna)
  • 27,5 événements supplémentaires pour 100 000 injectés sur 1ère dose Pfizer et 2e dose Moderna
  • 37,9 événements supplémentaires myocardite/péricardite combinés pour 100 000 vaccinés sur un rappel hétérologue BNT162b2/ARNm-1273. (1ère dose Pfizer, 2e dose Moderna)

Autrement dit, d’après les résultats de cette études, la COVID-19 (avant Omicron) fait augmenter les risques de myocardites de 1,4 par 100 000… tandis que deux doses de Pfizer les font augmenter de 5,5… et Moderna de 18,4! (les chiffres de Moderna sont importants car c’est le vaccin que préconise l’INSPQ… vaccin qui était déconseillé aux moins de 30 ans il y a encore peu). On constate donc que les vaccins font augmenter les risques de myocardites et péricardites, notamment chez les jeunes, qui n’ont pourtant rien à craindre ou presque de la maladie, et ce, dans des proportions beaucoup plus importantes que la maladie elle-même!

En outre, le tableau des décès par âge et en fonction des comorbidités de l’INSPQ est très clair et confirme les propos de Patrick Provost : 92 % des personnes décédées de la COVID-19 ont au moins 2 comorbidités (cancer, problème cardiaque, diabète, obésité, etc.). Quasiment toutes les personnes décédées ont plus de 70 ans. Le nombre de décès des moins de 20 ans est tellement minime que l’INSPQ n’affiche pas les détails. M. Nadeau-Vallée rétorque que 50 % de la population a au moins une comorbidité. Nous aimerions connaitre sa source. D’après Radio-Canada, qui n’en cite non plus aucune,  « la prévalence de la multimorbidité (au moins deux comorbidités) est nettement supérieure chez les 65 ans et plus (45 %) que chez les moins de 65 ans (11 %). On est loin des 92 % affichés par l’INSPQ dans le cas des décès de la COVID-19.

Les données montrent donc clairement que les enfants n’ont quasiment rien à craindre de la COVID-19. Pourquoi alors M. Nadeau-Vallée tente-il de faire croire l’inverse?

 

Les vaccins protègent de la contamination et de la transmission

Rendu-là, M. Nadeau-Vallée en a déjà beaucoup dit (le tout en moins de 2 minutes). Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin? Le voici qui maintenant affirme que les propos de Patrick Provost selon lequel « les injections ne préviennent ni l’infection ni la transmission, mais semblent plutôt faciliter l’infection » sont « totalement faux ».

Pour se faire, il se réfère à un rapport du UK Vaccine Effectiveness Panel qui montre une réduction de 45 % du nombre de cas de 0 à 3 mois après avoir reçu une dose de rappel. Mais peut-on parler d’une réelle efficacité lorsque l’on sait qu’en temps normal, un médicament doit avoir un taux d’efficacité de plus de 50 % pour pouvoir espérer être mis sur le marché? Est-il sérieux de s’injecter un produit encore en phase expérimentale pour espérer avoir une « protection » de 45 % pendant à peine 3 mois? A-t-on déjà vu de tels « vaccins » dans l’histoire?

Il faut préciser en outre que cette étude est un rapport d’une agence gouvernementale, dépendante du politique… et qu’elle est donc à prendre avec des pincettes. De nombreuses études et même des articles de la presse grand public montrent une diminution très rapide de l’efficacité. Dès juillet 2021, la directrice des CDC (les centres de contrôle des maladies, USA), Rochelle Walensky, reconnaissait que les vaccins « ne peuvent plus prévenir la transmission ». Le Monde du 31 juillet 2021 citait une étude israélienne selon laquelle l’efficacité des vaccins n’était plus que de 39 %… soit bien avant l’arrivée d’Omicron.

Il est couramment admis, depuis au moins l’été 2021, que les vaccins n’empêchent ni la transmission ni la contamination. Et qu’ils sont devenus quasiment inefficaces depuis le variant Omicron. Et comment s’en étonner puisque l’on continue de vacciner contre une souche disparue depuis près de 2 ans…

S’en sont suivies des déclarations sur la protection des « formes graves ». Mais lorsque l’on regarde les chiffres, on constate que cet argument ne tient pas lui non plus. Dans son tableau de bord réalisé à partir des propres données de Santé Québec, Réinfo Covid Québec montre ainsi les points suivants :

  • Les vaccinés ont un risque d’hospitalisation légèrement plus élevé que les non-vaccinés. Un vacciné 3 doses a ainsi 1,20 fois le risque d’un non-vacciné d’être hospitalisé.
  • Au chapitre des nouvelles hospitalisations, les vaccinés 3 doses sont très surreprésentés avec 67,2 % alors qu’ils constituent 51,1 % de la population. Le différentiel est de -16,1 points négatifs.

Les vaccins, et en particulier, les doses de rappel, ne protègent donc effectivement ni de la contamination, ni de la transmission. Et en effet, ils « semblent plutôt faciliter l’infection ». Les données de Santé Québec le montrent, cet article scientifique le démontre. Jean-Marc Sabatier, l’un des auteurs et directeur de recherches au CNRS et docteur en Biologie Cellulaire et Microbiologie, confirme ainsi que « les phénomènes ADE/ERD favorisent le processus infectieux et les effets délétères du virus »

Pourquoi alors M. Nadeau-Vallée tente-il de faire croire l’inverse?

N’est-ce pas de « la désinformation totale » comme il le dit à propos de M. Provost? (à 2’20)

 

Les traitements, bien sûr inefficaces

Dans sa lettre, Patrick Provost fait une allusion aux traitements. En cela, il donne le bâton pour se faire battre… Mais M. Nadeau-Vallée n’en profite pas. Il balaie d’un revers de la main l’ivermectine et l’hydroxychloroquine, sans ne plus citer aucune étude : « tous des traitements qui n’ont montré aucune efficacité » (à 2’40).

Puis il fait directement la promotion du Paxlovid, le traitement de Pfizer contre la COVID-19… car « le gouvernement du Québec en fait la promotion ». Là non plus, aucune étude pour prouver ses dires. Pourtant, le fabricant lui-même reconnait que le Paxlovid ne fonctionne pas comme en fait foi cet extrait du communiqué de presse de Pfizer sur l’étude du médicament : « Dans cet essai, comparé au placebo, Pfizer n’a observé des réductions de risque qu’à hauteur de 32% et 37% chez les adultes à qui le Paxlovid a été administré pendant 5 ou 10 jours ».

Rappelons que normalement un médicament ne peut être commercialisé que si son efficacité est supérieure à 50 %. On en est loin. Le tout alors que le cout du « traitement » est d’environ 700 $ US [environ 875 $ CA, NDLA]. Tandis que l’ivermectine ne coute quasiment rien.

Là-encore, M. Nadeau-Vallée ne présente pas une image fidèle de la réalité. Pourquoi?

 

Banalisation de la COVID-19 et menace à la santé publique

A 2’48, Wallmart Trudeau affirme que « Patrick Provost y va avec la banalisation de la COVID ». Il considère que « banaliser une maladie infectieuse qui peut avoir des complications graves à long terme dans la population générale c’est une menace à la santé publique ».

Sauf que l’on sait que « la population générale » n’est pas menacée (cf. points précédents). Il faut donc protéger les personnes vulnérables qui elles pourraient éventuellement se faire vacciner. Bien sûr que les personnes âgées ont le droit à la vie. Mais cela passe-t-il obligatoirement par l’injection d’une substance expérimentale, de moins en moins efficace, dans le corps de nos jeunes et de nos enfants?

En outre, Martin Blachier, un médecin et épidémiologiste français connu pour son fort soutien aux mesures sanitaires comme les confinements et les vaccins, fait remarquer qu’aujourd’hui « Le vivre AVEC est un fait, plus qu’une stratégie ». En effet, lors de la 5e vague cet hiver, tout le monde a eu la COVID. Pourtant les masques étaient obligatoires, il y a eu un confinement, le passe vaccinal était en place, 90 % de la population était vaccinée. On se rend compte que les mesures sont inefficaces et que tout le monde finit par attraper la COVID-19, quoique l’on fasse.

M. Nadeau-Vallée le sait. Pourquoi tente-il de faire croire l’inverse, qui plus est en faisant jouer la corde sensible de l’abandon de nos aînés?

 

Et ainsi de suite

Le reste de sa vidéo est du même « acabit », avec des vérités lancées en l’air sans plus aucun soucis de présenter la moindre étude ou preuve. Exemple à 3’40 lorsqu’il affirme que le fait qu’il n’y ait eu un pic de surmortalité uniquement lors de la première vague… est dû aux mesures sanitaires et aux vaccins. Comment expliquer alors qu’il n’y ait pas eu d’explosion des cas en Suède, qui n’a jamais imposé de mesures? Idem en Angleterre qui a tout relâché en juillet 2021. À comparer à la France qui imposait le passeport au même moment (puis au Québec à partir de septembre 2021).

Et inversement, comme on vient de le voir, comment expliquer que tout le monde ait eu la COVID cet hiver… en dépit des mesures parmi les plus contraignantes au monde avec le passe vaccinal, les masques, le confinement, etc. ?

À l’heure du bilan, tandis que la France et le Québec mettaient à mal leur économie et la santé mentale de leurs populations, la Suède et l’Angleterre ont pourtant un bilan similaire en terme de décès. On peut comparer aussi à des pays très peu vaccinés comme l’Afrique du Sud, qui a pourtant un meilleur bilan que les pays susmentionnés.

Pourquoi M. Nadeau-Vallée ne présente-t-il pas une image fidèle de la réalité?

 

Cela fait longtemps que nous pensons débunker les débunkers. Nous l’avions déjà fait une fois avec l’émission Les Décrypeurs qui avaient présenté un portrait de Réinfo Covid Québec bien peu en rapport avec la réalité. Nous avions failli en faire un autre à propos d’un précédent « fact-checking » justement de M. Nadeau-Vallée, lorsqu’à la suite de la multiplication de vidéos de gens montrant des tests rapides qui devenaient positifs avec du coca-cola ou du jus d’orange, il avait avec l’aide d’une bachelière et un professeur en biotechnologie enseignant au post-secondaire (à peu près l’équivalent du CEGEP et du bac), « démontré » que les tests rapides étaient efficaces.

Contredisant en la matière la société française d’analyses médicales Biogroup, qui a pour sa part mis « en doute la fiabilité des tests rapides du Covid-19 »… et dont on vient de retrouver le PDG mort en bas de sa chambre d’hôtel.

 

Au final, il apparait que M. Nadeau-Vallée se livre à du « cherry picking », n’abordant que les points à propos desquels il pense pouvoir l’emporter et ne citant que les études qui l’arrange… Exactement ce que lui, l’Université Laval et bien d’autres, reprochent à M. Provost.

On notera aussi que M. Nadeau-Vallée, en demandant le retrait de l’article de M. Provost, puis se félicitant que cela ait été fait, prend de fait position contre la liberté académique, pourtant fondamentale. Étonnant pour une personne détentrice d’un doctorat et qui devrait avoir à cœur la liberté d’expression, notamment dans le milieu universitaire. Car comme le dit le professeur de droit et président du SPUL (Syndicat des professeurs de l’Université Laval) Louis-Philippe Lampron, « la science fonctionne comme ça : c’est entre collègues qu’on tranche de la véracité, et n’importe quelle thèse manifestement fausse va se faire défoncer. C’est comme ça que les connaissances ses construisent ».

En cela, la suspension de Patrick Provost (et l’on a appris depuis lors la suspension d’un autre professeur, toujours à l’Université Laval et toujours pour les mêmes raisons) constitue un dangereux précédent car si leurs suspensions sont confirmées, alors toutes les universités pourraient suspendre leurs professeurs dès qu’ils prendraient la parole.

Pour conclure, une solution serait d’organiser un débat entre les personnes qui critiquent les mesures sanitaires et celles qui les défendent. M. Provost en d’ailleurs fait la proposition à M. Nadeau-Vallée. Nous attendons encore sa réponse. À ce sujet, on se demande d’ailleurs comment il est possible qu’après plus de 2 ans de pandémie il n’y ait quasiment toujours eu aucun débat sur la question.

Ainsi, M. Nadeau-Vallée, plutôt que de parler seul derrière sa caméra, devrait plutôt venir défendre son point de vue face à M. Provost. Les spectateurs pourront alors juger par eux-mêmes.

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QUESTIONNER - COMPRENDRE - AGIR Collectif de soignants, médecins et citoyens réunis autour d’une idée : le besoin d’une politique sanitaire juste et proportionnée au Québec et ailleurs dans le monde…

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