Voltiger entre l’orange et le rouge

Voltiger entre l’orange et le rouge
Voltiger entre l’orange et le rouge

La surprise laisse rapidement la place à la déception chez les deux entrepreneurs. Le passage en zone rouge force la fermeture complète de leur entreprise et la mise à pied d’une dizaine d’employés chez Vertige et une quinzaine d’autres chez O-volt.

M. Cyr fait remarquer qu’il est vraiment difficile d’ouvrir et de refermer une entreprise, au fil des changements de couleur sanitaire. « Une fermeture occasionne des coûts immenses. Toute la gestion de nos membres, des réseaux sociaux, le côté administratif pour mettre les gens en arrêt, les changements sur notre site web pour le mettre en pause… C’est lourd comme processus ! » explique-t-il. 

Karine Bibeau partage ses craintes. « On pensait qu’on s’en allait vers une zone avec un achalandage très réduit, mais au moins tout roulait, on offrait des heures à nos employés », témoigne-t-elle.

Incompréhensions et incohérences

Cette situation leur semble à tous les deux d’autant plus difficile qu’ils ne comprennent pas bien l’objectif sanitaire de cette mesure. « C’est toujours difficile de savoir sur quoi le gouvernement se base. C’est certain qu’on ressent de l’incohérence et de la frustration. Cependant, je me dis que s’ils font ça car ils pensent que ça va fonctionner. On n’a pas d’autres choix que d’essayer de comprendre et d’accepter… Si durant toute la dernière année on était seulement dans la frustration et qu’on voulait analyser toutes les incohérences, c’est certain qu’on aurait passer une année encore plus difficile ! » se raisonne Mme Bibeau.

« Pourquoi fait-on le choix de fermer les entreprises sportives plutôt que de mettre le couvre-feu à 20h ? Comment étudie-t-on l’impact de chacun des mécanismes qui ont été mis en place dans le passé ? », se demande M. Cyr. Il souligne que les entreprises sportives comme la sienne permettent pourtant aux gens « bouger un peu, pour le bien de leur santé physique et mentale ».

Manque de prévisibilité

M. Cyr s’inquiète du fait que le passage en zone rouge de ce lundi 10 mai « risque d’être beaucoup de travail pour une période qui sera peut-être très courte, si la vaccination continue de si bon train ». Il trouve donc difficile de lire entre les lignes pour prendre de bonnes décisions pour son entreprise durant cette fermeture obligatoire. Entreprendre des travaux, par exemple, est un exercice périlleux au regard du manque de prévisibilité et de la disponibilité des matériaux. « Ce qui est très difficile, c’est qu’on n’a pas une boule de cristal qui nous dit combien de temps on a devant nous ». 

Alors que dimanche, trois employés de O-volt étaient en train de « tout nettoyer », car « on ne sait pas quand on va pouvoir rouvrir », Mme Bibeau anticipe déjà l’annonce de la réouverture. « Let`s go, on rouvre ! On fait nos annonces, on met notre système informatique à jour, on nettoie le centre… ça occasionne beaucoup de stress pour nous, mais aussi pour tous les membres de l’équipe puisqu’ils doivent alors être disponibles tout de suite », explique-t-elle en faisant valoir que gouvernement n’offre pas de compensation pour le coût supplémentaire des mesures à mettre en œuvre lors des fermetures et les réouvertures des entreprises. « C’est certain que c’est un yo-yo qui nous fait beaucoup de mal, autant du point de vue financier que de l’énergie ».

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