Mesures d’urgence prolongées dans les trois régions [VIDÉO]

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Les restrictions supplémentaires appliquées en urgence depuis le 1er avril dans ces trois régions s’éternisent encore. Elles devaient d’abord durer 11 jours. Au terme de cette troisième période de prolongation, le troisième confinement sera rendu à 32 jours. Et rien n’empêchera une nouvelle extension.

«Dès qu’on va avoir repris le contrôle de la situation, la première chose qui va être ouverte dans ces trois régions, ça va être les écoles primaires. Mais actuellement, on le sait, il y a de la contamination, il y a de la contagion dans les écoles. Même si les enfants eux-mêmes sont peut-être moins à risque, ça a un impact sur la famille puis sur la contamination, la contagion communautaire. Donc, on ne peut pas, pour l’instant, ouvrir les écoles primaires», a constaté François Legault, mardi après-midi, en point de presse.

Le premier ministre du Québec répète que «la situation dans les hôpitaux reste très inquiétante dans ces trois régions».

Selon les chiffres publiés par la Santé publique mardi, les régions de la Capitale-Nationale (195), de Chaudière-Appalaches (140) et de l’Outaouais (111) cumulaient encore 39 % des 1136 nouveaux cas de COVID-19 dépistés au Québec, alors qu’elles abritent ensemble une proportion de la population la moitié moindre, soit 19 %.

M. Legault s’admet par ailleurs surpris de voir les régions de Montréal et de Laval ne pas connaître une hausse plus marquée des cas et des hospitalisations.

«C’est presque difficile à comprendre comment ça se fait que les cas puis les hospitalisations se sont stabilisés à Montréal et Laval, mais il ne faut pas exclure dans les prochains jours, dans les prochaines semaines qu’il y ait une explosion de cas à Montréal puis à Laval», dit-il.

«Levez-vous de bonne heure!»

Le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) a décidé que l’administration du vaccin AstraZeneca sera ouverte dès de mercredi à tous les gens de 45 ans et plus.

Le premier ministre Legault a annoncé la «bonne nouvelle» dans son point de presse tenue en compagnie de son ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, et du directeur national de la santé publique, Dr Horacio Arruda.

Ce vaccin s’avère plus controversé à cause d’un risque plus élevé de caillot sanguin chez certaines tranches de la population.

Après une suspension temporaire, le CIQ avait établi l’âge d’accès au vaccin AstraZeneca à 65 ans et plus, puis 55 ans et maintenant 45.

Le Danemark l’a banni, tandis que l’Angleterre l’a administré à ses citoyens de 30 ans et plus. Chaque province établit aussi son approche et son âge minimal.

«L’âge de 45 ans a été fixé par nos experts du CIQ. Et la raison pour laquelle l’âge est choisi et peut différer d’un territoire à l’autre, c’est en fonction de l’incidence de la maladie et de la situation épidémiologique. […] Si on se retrouvait dans une situation où il y aurait augmentation importante de l’incidence, on pourrait arriver à une décision d’aller plus bas, mais c’est véritablement un calcul de risque», a expliqué le Dr Arruda.

Le ministre Dubé compte que 800 000 personnes seront admissibles à recevoir les 200 000 doses restantes d’AstraZeneca.

«Levez-vous de bonne heure, parce que ça va être actif sur les sites de rendez-vous!» a-t-il prévenu, rappelant qu’une portion des doses continuera d’être offerte sans rendez-vous. De nouvelles plages de rendez-vous devraient être ouvertes sur ClicSante.ca à compter de minuit.

À noter que contrairement aux autres limites d’âge évoquées jusqu’ici pour la vaccination, c’est dans ce cas-ci l’âge réel de la personne qui compte et non l’année de sa naissance. Pour recevoir le vaccin d’AstraZeneca, une personne devra ainsi avoir au moins 45 ans d’âge franc et non simplement être née en 1976 ou avant.

Comment dire non… sans dire non

M. Legault a aussi parlé de la situation «très grave» qui prévaut en Ontario. «On a actuellement 694 patients COVID hospitalisés. En Ontario, ils sont rendus à 2360, pour 1,7 fois la population du Québec», a-t-il mis en lumière.

Pas question toutefois pour l’instant d’envoyer des infirmières pour aider les Ontariens ou encore d’accueillir de leurs patients atteints de COVID-19.

«Pour l’instant», a répété le premier ministre Legault à propos de demandes probables du premier ministre ontarien Doug Ford, même si M. Legault dit vouloir garder privées leurs conversations.

Ou comment dire non à son voisin, mais sans avoir à vraiment dire non.

«M. [Justin] Trudeau [premier ministre du Canada] a répété à plusieurs reprises que la répartition des vaccins entre les provinces serait strictement au prorata de la population. Donc, il n’y a pas de raison de croire qu’il y aurait un changement de ce côté-là», a-t-il indiqué, sans ouvrir son jeu davantage à ce sujet.

Après des barrages routiers avec l’Ontario, de nouvelles mesures pour limiter les déplacements aériens entre les provinces pourraient aussi être adoptées, surtout à la lumière de la nouvelle flambée de cas en Colombie-Britannique.

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À propos de l'auteur La Tribune

La Tribune est un journal quotidien membre de la Coopérative nationale d'information indépendante publié à Sherbrooke, au Québec. Il est actuellement édité par la Coopérative La Tribune, membre du groupe de presse Coopérative nationale de l'information indépendante depuis 2020.

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