Acculé dans les cordes, Nicolas Sarkozy joue les victimes de “sang mêlé”

Acculé dans les cordes, Nicolas Sarkozy joue les victimes de “sang mêlé”

Le dernier à avoir sorti son bouclier de « sang mêlé » alors qu’il ployait sous le coup des accusations, c’est le ministre de la Justice Éric Dupond, le Moretti ayant été ajouté pour justement faire sang-mêlé, comprendre victime, comprendre intouchable.

« Je serai un garde des Sceaux de sang-mêlé. Mon ministère sera celui de l’antiracisme et des droits de l’Homme »

Sarkozy a donc utilisé la même botte, plus très secrète depuis que les sionistes au pouvoir sortent du matin au soir leur carte de persécuté. Si l’on attaque le sioniste, c’est le persécuté qui répond, et qui répond avec la carte Shoah, la plus forte du jeu politique. C’est l’as des as !

L’ancien président de la République de 2007 à 2012 est la cible des attaques de Mediapart depuis des années. Si Sarkozy symbolise le plus haut degré dans le monde politique officiel du national-sionisme, alors Edwy Plenel symbolise lui, pour la partie médiatique, l’islamo-gauchisme, mais la dénomination est celle de ses ennemis. On pourra donc dire socialo-sionisme, qui est plus propre à tous points de vue.

« Au total, ce ne sont pas moins de 4500 de mes conversations téléphoniques qui ont été écoutées, dont certaines concernaient un avocat – Me Herzog – et son client – moi-même. Dans quelle démocratie le leader de l’opposition que j’étais à l’époque peut-il être ainsi espionné, pendant sept mois, en voyant le contenu de ses conversations livrées à la presse ? »

Le Figaro a diffusé le 2 mars 2021 une longue interview de l’homme qui se dit indigné par l’injustice des accusations à son encontre. Curieusement, alors que la justice pinaille sur quelques coups de téléphone secrets (Sarkozy a été mis sur écoute) et le dépassement du budget de campagne de l’UMP avec la société Bygmalion, ce dont les Français se fichent globalement, la responsabilité de l’ancien président français – épaulé par BHL – lors de l’agression de l’OTAN contre la Libye en 2011 est écrasante.

Derrière ces images de liesse, on parle d’un pays détruit, de milliers de victimes, de la mise en coupe d’une nation autrefois forte et indépendante, mais surtout non alignée (sur les intérêts américano-sionistes) ; on parle aussi du meurtre ignoble d’un dirigeant, si spécial soit-il, et même de l’implication du renseignement militaire français dans son élimination.

On (Mediapart) parle de 50 millions d’euros passés du trésor libyen via un des fils Kadhafi dans les poches de Nicolas Sarkozy – c’est une image, puisque lui n’aurait pas touché personnellement à la valise – pour financer sa campagne de réélection en 2012. Des esprits plus malins voyant dans l’opération anti-Kadhafi le moyen accessoire de braquer un État tout entier. Alors la guerre du pôle financier (le PNF) contre Sarkozy pour les écoutes d’un Paul Bismuth ou quelques dollars de plus pour des meetings, alors que toutes les campagnes des vainqueurs dépassent les montants ridicules (20 à 22 millions d’euros par candidat lors des finales 2007 et 2012) annoncés par la Commission nationale des comptes de campagne, montre qu’on peut toucher au pouvoir visible, pas au pouvoir profond. Et c’est parce que Sarkozy présente ces deux faces que cela crée une confusion dans l’esprit des Français et dans le fonctionnement de la justice.

« J’ai déjà payé plus de 360 000 euros de ma poche pour cela. Comme rien ne m’a été remboursé de ma campagne, le “sarkothon” a permis de lever 11 millions d’euros pour payer les dettes de mon parti. Je n’ai commis aucun délit dans ce dossier, nous le démontrerons au tribunal. Ma campagne n’a donc rien coûté au contribuable français. Mais celui-ci serait sans doute intéressé de connaître les montants financiers considérables engagés dans le cadre des procédures me visant. La transparence devrait être la même pour tous… »

Sarkozy a cette particularité d’être la porte entre les deux, ce que n’était pas un Hollande, élu par surprise en 2012, ou par erreur. D’ailleurs, Hollande a vite été remplacé, sous la pression des forces occultes, par son ministre de l’Intérieur puis Premier ministre Manuel Valls. On a vu le résultat : les années de sang 2015-2016.

Mais revenons à cette interview où Nicolas Sarkozy se défend, ce qui est logique. Les arguments le sont moins. On ne peut pas parler de mensonge, on peut parler de déformation de la vérité. Ce que souligne Fabrice Arfi :

Je suis « un petit Français de sang mêlé »

Qu’avez-vous fait après votre condamnation ? Étiez-vous en colère ?

J’ai passé la soirée avec ma famille, nous avons regardé la série The Killing. En colère ? Non, il y a longtemps qu’elle est passée. Mais j’ai ressenti l’injustice profonde, choquante, des procédures lancées contre moi depuis dix ans. J’ai aussi conservé ma détermination pour que triomphent le droit et la justice, comme cela devrait se produire dans un État de droit. À chaque fois que ces règles sont bafouées, comme c’est le cas dans cette affaire, mon indignation et ma détermination sont décuplées. J’ai reçu de très nombreux témoignages de soutien d’observateurs français et étrangers qui se disent effarés par ce qui est en train de se passer. Je sais que nous sommes dans un combat de long terme. J’ai fait appel de la décision, peut-être faudra-t-il que ce combat s’achève devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Ce serait pour moi une souffrance que d’avoir à faire condamner mon propre pays, mais j’y suis prêt car ce serait le prix de la démocratie.

Sarkozy qui fait condamner la France… Après l’avoir inféodée complètement à l’OTAN en 2009 et à l’axe américano-sioniste, ce serait une fin logique. Passons au bouclier de « sang mêlé ».

Faut-il y voir une vengeance des magistrats, que vous aviez appelés les « petits pois » quand vous étiez chef de l’État ?

Accoler le mot « vengeance » au mot « justice » est une incongruité, et votre question en dit long sur le climat actuel. Je vous renvoie à la jurisprudence de la CEDH : il suffit qu’un justiciable puisse suspecter que son juge n’est pas impartial pour qu’il puisse réclamer qu’il se déporte. Au vu de cette jurisprudence, la question de la partialité de certains magistrats peut se poser. J’ai toujours dit, et je le maintiens, que l’endogamie est une mauvaise chose, dans tous les milieux. J’ai toujours dit, et je le maintiens, qu’il est nécessaire d’avoir plus de diversité dans le recrutement des magistrats. J’ai rappelé un jour que j’étais moi-même un « petit Français de sang mêlé » : j’aimerais que ces « Français de sang mêlé » soient mieux représentés dans toutes les corporations. Les civilisations disparaissent sous l’effet de la consanguinité, pas sous celui de la diversité. C’est ce que j’avais voulu dire à l’époque. Et c’est cela qui justifierait une vengeance ?

Nicolas Sarkozy, malgré ses déboires, reste le leader naturel du national-sionisme en France. Sa relation avec (ou contre) Macron est complexe, et nous allons l’expliquer dans un article plus profondément politique. On ne peut imaginer que le clouage de l’ancien président au pilori n’est pas piloté en sous-main par l’Élysée, le ministre de sang mêlé Dupond – ce qui rend la chose encore plus étrange – étant… proche des sarkozystes. En effet, Paris Match a révélé innocemment que le ministre a passé des vacances en août 2020 avec Thierry Herzog, l’avocat de Sarkozy. Le plan de Macron serait-il d’écarter Sarkozy 1 pour devenir un Sarkozy 2 en 2022, tout en clamant à travers les membres de son gouvernement qu’il est encore de gauche ?

Il y a 12 ans, Sarkozy nous promettait un Nouvel Ordre mondial inévitable. Et si c’était Macron qui le réalisait ?

Source: Lire l'article complet de Égalité et Réconciliation

À propos de l'auteur Égalité et Réconciliation

« Association trans-courants gauche du travail et droite des valeurs, contre la gauche bobo-libertaire et la droite libérale. » Égalité et Réconciliation (E&R) est une association politique « trans-courants » créée en juin 2007 par Alain Soral. Son objectif est de rassembler les citoyens qui font de la Nation le cadre déterminant de l’action politique et de la politique sociale un fondement de la Fraternité, composante essentielle de l’unité nationale. Nous nous réclamons de « la gauche du travail et de la droite des valeurs » contre le système composé de la gauche bobo-libertaire et de la droite libérale.

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