L’Estrie en orange, un risque bien calculé

L’Estrie en orange, un risque bien calculé

L’annonce tant attendue a été faite à 17 h mercredi par le premier ministre François Legault, le ministre de la Santé Christian Dubé et le directeur national de la santé publique Dr Horacio Arruda.

Le premier ministre a également annoncé que les activités parascolaires seraient permises partout au Québec à compter du 15 mars et que la semaine prochaine, il dévoilera un plan de déconfinement progressif de la pratique du sport.

Un mois crucial

Même s’il s’effectue avant qu’on connaisse l’impact de la semaine de relâche sur la transmission du virus, le passage en zone orange est un risque bien calculé dans ces cinq nouvelles régions, ont expliqué les trois hommes. 

Le prochain mois sera néanmoins crucial, ont-ils ajouté, et avec l’apparition des variants, il y a toujours un risque de revenir en zone rouge s’il y a trop de relâchement. Mais la campagne de vaccination en cours et la situation dans les hôpitaux laissent entrevoir une marge de manœuvre suffisante pour permettre des assouplissements dans les nouvelles zones orange.

« On assouplit, mais on ne relâche pas, a insisté le Dr Arruda. Au Québec, on maintient des mesures relativement sévères par rapport à d’autres milieux. Les rassemblements ne sont vraiment pas permis. On veut que les gens maintiennent le télétravail. Et on veut que les gens aient de la distanciation et qu’ils portent le masque. »

Le Dr Arruda invite du même souffle les citoyens à se faire dépister et à s’isoler s’ils ont des symptômes et à respecter les différentes consignes. 

« C’est avec ça, dit-il, qu’on est capable d’assouplir et qu’on est capable de répondre à la détresse en santé mentale des gens, en ajoutant des activités à moindres risques pour la transmission de la maladie. »

Quatre mois en zone rouge

L’Estrie aura été au palier d’alerte rouge pendant presque quatre mois, soit depuis le 12 novembre dernier. 

Le couvre-feu de 20 heures et des restrictions plus sévères sont entrés en vigueur le 9 janvier. Cela devait d’abord être pour une période de quatre semaines jusqu’au 8 février, mais le gouvernement Legault a alors reconduit le couvre-feu de 20 h tout en autorisant la réouverture de certains commerces non essentiels dans ce qu’il a qualifié de petit déconfinement.

Tout en maintenant le palier d’alerte maximale pour la semaine de relâche, le gouvernement a par ailleurs permis quelques assouplissements, dont la réouverture des cinémas cette semaine. Il a aussi permis les rassemblements d’un maximum de huit personnes provenant d’adresses différentes, mais seulement à l’extérieur et dans des lieux publics, pas sur les terrains privés.

L’Estrie présentait en date de mercredi 220 cas actifs de COVID-19, soit 44,3 cas par 100 000 habitants. Cela la place au 7e rang sur les 18 régions sociosanitaires de la province pour le plus grand taux de cas actifs par 100 000 habitants, derrière Montréal (176 cas actifs par 100 000 habitants), Laval (155,9), Lanaudière (104,5), Laurentides (72,8), Montérégie (63,9) et l’Outaouais (50,2). Ce sont ces cinq premières régions qui restent en zone rouge tandis que l’Outaouais est passée en zone orange depuis le 22 février dernier.

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