Grands événements sportifs: les organisateurs entre optimisme et réalisme

Grands événements sportifs: les organisateurs entre optimisme et réalisme
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Une des leçons de cette pandémie est certainement que les plans peuvent changer à une vitesse folle. Pour le meilleur et, surtout, pour le pire. Qu’il s’agisse de l’International Bromont, du Challenger de tennis de Granby ou de l’International de soccer Jean-Yves Phaneuf, les organisateurs des principaux événements sportifs estivaux dans la région naviguent présentement entre optimisme et réalisme.

« On travaille déjà sur la prochaine édition, mais il y a encore beaucoup d’inconnu à l’heure actuelle », indique Alain Faucher, président et directeur général du Challenger, qui rassemble généralement des athlètes provenant d’une vingtaine de pays.
« Oui, les vaccins sont arrivés, mais c’est loin d’être sûr que la protection sera suffisante cet été. Ça va peut-être aller à l’automne, ou même en 2022. On sera peut-être à la merci de certaines autorisations pour tenir l’événement. »
Dans un scénario idéal, Faucher aimerait présenter une mouture 2021 à peu près normale, avec un certain nombre de spectateurs dans les gradins. Mais il tient surtout à éviter « un vide de deux ans ».
Si les joueurs internationaux ne peuvent voyager jusqu’à Granby, on pourrait de nouveau se tourner vers une formule semblable à celle du Circuit du Défi du Nord, dont la dernière étape a été tenue devant une foule très limitée sur le site Tennis St-Luc en septembre.
« On s’est faufilé dans la courte fenêtre qui s’offrait à nous. Ça a permis à nos jeunes Canadiens de s’exprimer sur le terrain. Mais c’est certain qu’on ne pourrait pas refaire ça à l’heure actuelle… » avoue Alain Faucher.
À l’œuvre 12 mois par année, le comité organisateur du Challenger tente de « prévoir un peu d’imprévu ». Encore faut-il toutefois que les commanditaires et partenaires financiers habituels soient au rendez-vous. Rappelons que Tennis Canada a dû mettre à pied 70 % de ses 120 employés permanents et renoncer à plusieurs compétitions importantes en raison de la pandémie.
« Avec le rebrasssage des associations et des structures dans le milieu de tennis, il se pourrait qu’on nous demande d’être un joueur encore plus important », glisse Faucher, tout en laissant planer un brin de mystère.
International Bromont : une question de frontière

Traditionnellement présentés au tournant du mois d’août, le Challenger et l’International Bromont partagent aussi certains défis relatifs à la COVID-19. Dans le cas du grand rassemblement de sports équestres, c’est surtout la fermeture de la frontière canado-américaine qui pourrait poser de gros problèmes.

« Pour les gros événements, j’ai au moins 200 chevaux qui arrivent des États-Unis », souligne le grand manitou de l’International Bromont, Roger Deslauriers.
« On se prépare, oui, parce que c’est impossible d’organiser ça à la dernière minute. Par contre, la pandémie fait en sorte qu’on ne peut pas vraiment aller de l’avant pour l’instant. »
Deslauriers et son équipe tenteront de profiter des expériences vécues l’été dernier, alors que des compétitions provinciales ont bien eu lieu au Parc équestre olympique.
« Ça a été compliqué, mais on a réussi à les faire sans public, avec des masques partout. On sait comment travailler avec la COVID, mais ça reste difficile. »
Roger Deslauriers aimerait néanmoins accueillir des spectateurs pour l’édition 2021 de l’International Bromont, ne serait-ce que pour assurer un minimum d’ambiance sur le site.
«Considérant le volume de gens que ça implique sur et autour de chaque terrain, c’est certain qu’on ne peut rien faire si les rassemblements extérieurs ne sont pas autorisés», reconnaît Bruno Paré, président de l’International de soccer Jean-Yves Phaneuf.
Le soccer encore sauvé ?

Parmi les acteurs sondés cette semaine, le président des Cosmos de Granby, Bruno Paré, était probablement le plus optimiste. Le soccer est certes l’un des rares sports à avoir « sauvé » sa saison l’été dernier.

Il y a néanmoins une nette différence entre des matchs à huis clos et un tournoi d’envergure comme l’International Jean-Yves Phaneuf, qui attire jusqu’à 25 000 personnes dans la région le temps. Puisque les joueurs sont âgés de 9 à 16 ans, difficile d’écarter complètement les parents et accompagnateurs de l’équation.
« Considérant le volume de gens que ça implique sur et autour de chaque terrain, c’est certain qu’on ne peut rien faire si les rassemblements extérieurs ne sont pas autorisés », reconnaît Paré, qui préside aussi l’International.
Le tournoi se déroule en septembre, ce qui laisse un peu plus de temps aux décideurs. La vaccination pourrait avoir considérablement changé le portrait d’ici là.
« Je suis optimiste de nature et je préfère croire que l’International aura lieu. Par contre, on ne mettra pas personne en danger. C’est vraiment les décisions de la Santé publique qui orienteront les nôtres. »

Source : Lire l'article complet par La Voix de l'Est

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À propos de l'auteur La Voix de l'Est

La Voix de l'Est est un journal quotidien appartenant à la Coopérative de solidarité La Voix de l'Est et publié à Granby au Québec. C'est le quotidien desservant la plus petite région géographique au Québec. Il est actuellement édité par la Coopérative La Voix de l'Est, membre du groupe de presse Coopérative nationale de l'information indépendante depuis 2020.

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