Un procureur du procès du MH17 impliqué dans l’emprisonnement d’un innocent en Argentine

Un procureur du procès du MH17 impliqué dans l’emprisonnement d’un innocent en Argentine

par Christelle Néant.

Des informations récentes publiées par le média néerlandais NRC, révèlent que l’un des principaux procureurs du procès du MH17, Ward Ferdinandusse, est impliqué dans l’emprisonnement d’un innocent en Argentine. Après avoir passé huit ans en prison avant d’être innocenté par la justice, qui a découvert qu’il n’y avait aucune preuve contre lui, cet homme demande aujourd’hui réparation, révélant au passage les méthodes quelque peu spéciales du procureur Ferdinandusse.

Plus le temps passe et plus les informations concernant tant le procès du MH17, que ceux chargés de le mener, montrent qu’il y a un sérieux problème dans les méthodes employées. L’utilisation en guise de « preuves » de photos et de vidéos manifestement non originales et trafiquées, d’écoutes téléphoniques bidouillées par le SBU, ou de témoins anonymes, avait déjà largement jeté le discrédit sur ce procès du MH17 plus médiatique et politique que juridique.

Mais les informations publiées par NRC (que l’on ne peut pas qualifié d’organe de propagande du Kremlin) montrent que l’usage de méthodes douteuses n’est pas propre à ce procès, mais semble être la marque de fabrique de certains des procureurs chargés de l’instruire !

Retour en arrière. De 1976 à 1983, la dictature militaire en Argentine sème la terreur, arrête des opposants, et les jette dans l’océan depuis des avions pour les exécuter. C’est ce que l’on appelle « les vols de la mort ».

En 2006, le pilote Jeroen Engelkes, qui travaille pour Transavia, rapporte que des collègues lui auraient raconté (là on est dans le ouï-dire le plus total) qu’un pilote argentino-néerlandais nommé Julio Poch avait défendu les « vols de la mort » de la junte argentine lors d’un dîner à Bali en 2003. Sur base de ce simple ouï-dire (qui dans un système de justice normale n’a strictement aucune valeur juridique), la machine judiciaire va se mettre en branle contre ce pauvre Julio Poch.

Après tout, si machin dit que bidule lui a rapporté qu’il a défendu les « vols de la mort », peut-être qu’il a lui aussi jeté des gens à la mer.

En 2008, Ward Ferdinandusse, diplômé en droit pénal international à peine trois ans plus tôt, part donc avec des policiers néerlandais pour cinq jours en Argentine, afin d’ouvrir une enquête. Aucun pilote ayant effectué des vols de la mort n’ayant pu être traduit en justice, les Argentins étaient très intéressés par le cas de l’ancien pilote de la marine argentine, Julio Poch, et donc par leurs visiteurs néerlandais.

Mais à ce stade les Argentins n’avaient aucun dossier pénal sur Poch et les Pays-Bas n’avaient pas non plus enquêté sur ses antécédents. L’Argentine et les Pays-bas décident alors d’enquêter et de décider plus tard quel pays serait le plus à même de traiter l’affaire.

La même année, le juge d’instruction Sergio Torres se rend alors aux Pays-bas, car l’Argentine voulait qu’ils extradent Poch. Je rappelle qu’à ce stade les deux pays n’ont strictement rien pour accuser sérieusement Julio Poch à part les ouï-dires rapportés par un collègue !

Cela n’a pas eu l’air de poser de problème de conscience à Ferdinandusse, lorsqu’il a proposé une ruse pour contourner le problème posé par le fait que le traité d’extradition entre les Pays-Bas et l’Argentine ne prévoit pas l’extradition de ses propres ressortissants.

Ferdinandusse propose alors aux Argentins de faire arrêter Poch dans un autre pays d’où il serait extradé vers l’Argentine, en sollicitant des informations sur ses déplacements via une demande d’assistance juridique aux Pays-Bas !

Alors, qu’il n’y a rien de concluant contre Julio Poch, rien qui justifie son arrestation, Ferdinandusse donne à l’Argentine une astuce de procédure pour le faire arrêter et extrader. Le procureur néerlandais ne semble pas avoir été choqué de fournir de quoi envoyer en prison un homme accusé sur la base de simples ouï-dires !

Sa hiérarchie semble avoir eu plus de scrupules que le jeune procureur. En effet, en 2009, le ministère de la Justice et le chef du ministère public décident que les Pays-bas ne peuvent pas donner à l’Argentine des informations sur les vols où se trouve Poch. Pour eux cela équivaudrait à une extradition déguisée.

Mais Ferdinandusse n’abandonne pas, quelques mois plus tard, il rédige un mémorandum dont les arguments (qu’il refuse de dévoiler en se cachant derrière son devoir de secret, comme c’est pratique) semblent avoir convaincu sa hiérarchie d’outrepasser le droit !

C’est la procureur Digna van Boetzelaer (qui est d’ailleurs elle aussi actuellement procureur au sein du procès du MH17, comme c’est bizarre), qui répond à Ferdinandusse en disant qu’ils sont finalement d’accord pour transmettre les informations sur les déplacements de Poch.

Cette décision aura de lourdes conséquences pour Julio Poch. Alors qu’il fait son dernier vol avant sa retraite, il est arrêté à l’aéroport de Valence en Espagne, grâce aux renseignements fournis à Buenos Aires. L’Espagne le livre alors à l’Argentine, où il croupira en prison pendant huit ans avant d’être acquitté en novembre 2017 à l’unanimité par trois juges. Il n’y avait aucune preuve contre lui le liant aux « vols de la mort ». Aucune !!!

Depuis trois ans, Julio Poch se bat pour obtenir 5 millions d’euros de dommages et intérêts et des excuses de la part de l’État néerlandais pour cette extradition déguisée, qui lui a coûté huit ans de sa vie dans une prison en Argentine alors qu’il n’y avait rien de probant contre lui.

Une extradition rendue permise par le procureur Ferdinandusse, qui n’a pas hésité à proposer une ruse pour contourner la loi afin d’extrader vers l’Argentine un homme que rien de sérieux n’accusait à part les ouï-dires d’un collègue ! Voilà qui est l’un des procureurs principaux du procès du MH17 : un homme qui n’a pas hésité à en envoyer un autre croupir en prison en Argentine pendant huit ans sans qu’aucun élément de charge probant ne justifie une telle violation de ses droits ! Tout ça pour avoir enfin un pilote des « vols de la mort » traîné devant la justice !

Difficile de ne pas faire un parallèle avec le procès du MH17, où on a plus la sensation d’une volonté d’avoir un coupable à tout prix, quitte à condamner des innocents, plutôt qu’une réelle recherche de la vérité. Si c’est ce que les Pays-bas veulent (un procès spectacle plutôt qu’un procès juste et équitable), il est clair alors que le procureur Ferdinandusse était l’homme parfait pour l’instruction de l’affaire.

Christelle Néant

source : http://www.donbass-insider.com/fr/

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À propos de l'auteur Réseau International

Site de réflexion et de ré-information. Aujourd’hui nous assistons, à travers le monde, à une émancipation des masses vis à vis de l’information produite par les médias dits “mainstream”, et surtout vis à vis de la communication officielle, l’une et l’autre se confondant le plus souvent. Bien sûr, c’est Internet qui a permis cette émancipation. Mais pas seulement. S’il n’y avait pas eu un certain 11 Septembre, s’il n’y avait pas eu toutes ces guerres qui ont découlé de cet évènement, les choses auraient pu être bien différentes. Quelques jours après le 11 Septembre 2001, Marc-Edouard Nabe avait écrit un livre intitulé : “Une lueur d’espoir”. J’avais aimé ce titre. Il s’agissait bien d’une lueur, comme l’aube d’un jour nouveau. La lumière, progressivement, inexorablement se répandait sur la terre. Peu à peu, l’humanité sort des ténèbres. Nous n’en sommes encore qu’au début, mais cette dynamique semble irréversible. Le monde ne remerciera jamais assez Monsieur Thierry Meyssan pour avoir été à l’origine de la prise de conscience mondiale de la manipulation de l’information sur cet évènement que fut le 11 Septembre. Bien sûr, si ce n’était lui, quelqu’un d’autre l’aurait fait tôt ou tard. Mais l’Histoire est ainsi faite : la rencontre d’un homme et d’un évènement. Cette aube qui point, c’est la naissance de la vérité, en lutte contre le mensonge. Lumière contre ténèbres. J’ai espoir que la vérité triomphera car il n’existe d’ombre que par absence de lumière. L’échange d’informations à travers les blogs et forums permettra d’y parvenir. C’est la raison d’être de ce blog. Je souhaitais apporter ma modeste contribution à cette grande aventure, à travers mes réflexions, mon vécu et les divers échanges personnels que j’ai eu ici ou là. Il se veut sans prétentions, et n’a comme orientation que la recherche de la vérité, si elle existe. Chercher la vérité c’est, bien sûr, lutter contre le mensonge où qu’il se niche, mais c’est surtout une recherche éperdue de Justice.

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