Vaccin plus hâtif pour les personnes autistes ou ayant une déficience intellectuelle

Vaccin plus hâtif pour les personnes autistes ou ayant une déficience intellectuelle
Le ministre délégué à la santé, Lionel Carmant, veut rehausser la place des personnes ayant une déficience intellectuelle (DI) ou un spectre de l’autisme (TSA) dans l’ordre de priorité des vaccins.

Mardi, le ministre a dit travailler « fort » là-dessus à l’occasion aux Consultations concernant les effets de la pandémie sur la santé mentale.

Il est déjà « acquis » que les personnes de ce groupe qui résident dans des résidences où vivent aussi des personnes âgées soient vaccinées en même temps, a indiqué le ministre. Reste maintenant à améliorer l’accès à celles qui ont un handicap mais vivent chez elles ou dans des ressources intermédiaires (RI).

La pandémie a beaucoup accru la détresse et la vulnérabilité de ces gens, a expliqué Martin Caouette chercheur spécialisé dans le domaine à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) lors d’une présentation mardi.

« Le vaccin n’a pas juste un impact physique, il a un impact sur la santé mentale », a-t-il dit. « Ce serait un geste concret pour les rassurer. » Terrorisés à l’idée de l’attraper, certains s’isolent à l’extrême ; d’autres développent des compulsions liés au lavage des mains et beaucoup comprennent mal les consignes. Enfin, un grand nombre de personnes vivant avec le spectre de l’autisme sont incapables de tolérer le masque en raison de leur hypersensibilité.

En même temps que les personnes âgées

D’emblée, parmi ceux qui résident dans des ressources intermédiaires (RI) beaucoup ont été confinés à leur chambre de la même manière que les personnes âgées en résidence, souligne M. Caouette. « Ces personnes sont traitées depuis le début de la pandémie comme des personnes vulnérables. L’ordre de vaccination doit le refléter. »

Quant à savoir quel devrait être leur niveau de priorité, le chercheur suggère qu’elles soient vaccinés en même temps que les adultes âgées de 60-69 ans qui ne sont pas malades. Ce groupe de catégorie 7 ne fait pas partie des six catégories « dites prioritaires ». Il est suivi, dans l’ordre de priorité, par les adultes de moins de 60 ans ayant une maladie chronique (8), les adultes de moins de 60 ans qui assurent des services essentiels et sont en contact avec des usagers (9) et enfin, le reste de la population adulte.

Le ministre Carmant n’a quant à lui pas apporté de précisions sur le niveau de priorité mais tenu à préciser en soirée que même s’il était « sensible » à la situation des personnes handicapées, l’ordre déterminé par le Comité d’immunisation du Québec « prime », « tout comme les recommandations de la Santé publique ».

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Les gens de gauche plus à risque ?

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