Pandémie de COVID-19: qu’­a-t-on appris ?

Pandémie de COVID-19: qu’­a-t-on appris ?

La pandémie a changé le monde et nous a poussés à réfléchir sur plusieurs aspects de notre vie : notre relation avec la nature, l’utilisation d’outils et des avancées technologiques dans notre vie quotidienne ainsi que l’importance de nous protéger contre un ennemi invisible.

«Après avoir été témoin de tout ce qui s’est passé cette année, je pense que l’une des principales leçons à en tirer c’est que notre mode de vie d’avant n’était pas aussi hygiénique que nous l’aurions aimé. Beaucoup de nos habitudes et routines semblent avoir facilité la propagation très rapide d’un virus à travers le monde entier», a expliqué à ­Métro ­Jason R. McKnight, professeur adjoint au ­Département des soins premiers et de santé de la population de l’Université A&M du ­Texas, aux ­États-Unis.

«Je pense également qu’une autre leçon que nous devons toujours garder en tête est que quelque chose d’aussi microscopique qu’un virus peut rapidement venir perturber notre mode de vie.»

 ­«Après avoir été témoin de tout ce qui s’est passé cette année, je pense que l’une des principales leçons à en tirer c’est que notre mode de vie d’avant n’était pas aussi hygiénique que nous l’aurions aimé.»

Jason R. McKnight, de l’Université A&M du ­Texas

Des dizaines de pays et des milliers de villes réimposent actuellement des mesures de confinement et renforcent des stratégies comme l’utilisation de codes ­QR ou de systèmes d’alerte pour détecter des cas potentiels avant la période des ­Fêtes. Le ­Royaume-Uni, la ­Russie, les ­États-Unis, le ­Canada l’Allemagne et le ­Mexique ont déjà entrepris la vaccination de certains groupes plus à risque.

Se préparer

Cependant, ­Simon ­Kolstoe, un maître de conférences et conseiller en éthique à l’Université de ­Portsmouth, au ­Royaume-Uni, croit qu’on doit réaliser que tout cela pourrait se reproduire.

«Et potentiellement être plus mortel. Les plans devraient donc être en place à l’avance. Les conséquences à long terme doivent être en équilibre avec les menaces immédiates», ­a-t-il déclaré.

«Nos capacités scientifiques et médicales sont remarquables et les investissements dans ces domaines ne doivent pas être ignorés (ou pire encore mis de côté) une fois que la menace immédiate aura disparu.»

Il estime que plus d’attention devrait être portée sur les personnes les plus à risque, et le reste de la société devrait être autorisé à fonctionner aussi normalement que possible afin de réduire les conséquences à long terme. Malheureusement, beaucoup plus de personnes vont mourir et souffrir à cause de l’impact du confinement sur les carrières, les soins de santé et en particulier sur la santé mentale au sein d’une partie de la population qui n’avait jamais vraiment été à risque de la maladie ­elle-même auparavant.

«La prochaine fois, nous devrions être plus clairs sur ce qui représente réellement une menace immédiate, puis nous assurer que tous les efforts fournis servent à combattre la menace en question, et non des problèmes périphériques.»

D’autant plus que nous ne sommes pas encore sortis du bois, comme le dit ­Jason R. McKnight.

«Je sais que tout le monde à travers la planète souhaite que les vaccins nous sortent de cette pandémie. Toutefois, à court terme, nous devons réaliser que ce n’est pas une panacée. Nous devons continuer à appliquer les mêmes mesures d’hygiène et les recommandations de la ­Santé publique. De grâce, restez à la maison si vous êtes malades, continuez de vous laver les mains fréquemment et continuez de porter un masque en public. Toutes ces mesures, combinées à l’effort de vaccination, nous permettront ­peut-être de mettre fin à la pandémie et retourner à une vie normale», ­dit-il.


Raina ­MacIntyre,
directrice du programme de recherche en biosécurité à l’Institut ­Kirby (­Sydney) 

Quelles leçons à tirer de la pandémie de ­COVID-19 ?

Le leadership et la culture d’une société ont un grand impact sur le contrôle de la ­COVID-19. L’indice de sécurité sanitaire mondiale a été lancé en 2019 et il ne tenait pas compte de la culture ni du leadership. Ça tenait pour acquis que les pays pauvres auraient de mauvais résultats et les pays riches, de bons résultats. Les ­États-Unis étaient au premier rang des pays les mieux préparés, selon cet indice. De très petits pays du ­Pacifique ont fermé leurs frontières et n’ont eu presque aucun cas de ­COVID-19. La ­Chine, le ­Vietnam, l’Australie, la ­Nouvelle-Zélande et la ­Thaïlande ont bien contrôlé la situation. Tous ces pays ont un trait culturel en commun : ils ont confiance en leurs gouvernements et suivent les directives de la ­Santé publique. Les mesures pour endiguer une épidémie sont draconiennes par leur ­nature même, ce qui ne cadre pas très bien avec les cultures fortement individualistes comme celle des ­États-Unis. La culture et le manque de leadership ont mené à la catastrophe dans ce pays.

Que dire du confinement ?

Les experts en épidémies savent que la détection des cas, le traçage des contacts et les quarantaines sont les mesures de contrôle les plus efficaces. Mais quand une épidémie est hors de contrôle, un confinement général peut être la seule façon de reprendre le dessus. 

À quoi ­doit-on s’attendre?

Il y a de l’espoir en 2021, avec les données intéressantes concernant certains vaccins. On aura de plus en plus de vaccins à notre disposition au fil du temps, et il y aura de la variation en ce qui concerne l’efficacité et la sécurité. Donc les pays qui ont un portfolio diversifié de vaccins seront les mieux préparés. 

­Est-il réaliste de vacciner des milliards de personnes ?

Oui, mais cela prendra une combinaison de programmes et de stratégies logistiques, ainsi que des investissements pour la communication et la promotion de mesures sanitaires pour s’adresser aux personnes hésitantes. Cela comprend la formation du  personnel pour administrer les vaccins, la création de cliniques de vaccination, l’ajout de ressources en première ligne pour la livraison, un système de livraison réfrigéré. Mais les ­États-Unis m’inquiètent. Comment ­peut-on arriver à vacciner suffisamment de gens dans un pays qui a politisé les mesures de santé publique comme le port de masques, où les théories de la conspiration sont légion et où la science a été mise de côté ? ­Ce sera un très gros défi, alors que les divisions sont si profondes.

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