Michel Onfray, le cheval de Troie des nationaux-sionistes dans la gauche populiste

Michel Onfray, le cheval de Troie des nationaux-sionistes dans la gauche populiste

Le sionisme croyait avoir fait l’essentiel, depuis l’ascension du couple Marine Le Pen-Louis Aliot, en mettant la main sur une bonne partie du souverainisme français de droite, mais les événements de 2018-2019, à savoir la révolte des Gilets jaunes, ont mis l’ingénierie par terre : les troupes qui font le changement dans la rue puis dans les urnes sont encore à gauche. Il a fallu, pour les ingénieurs sociaux, trouver le moyen de récupérer la colère sociale, puisque le national-sionisme n’a pu récupérer que la colère nationale, et encore, en partie seulement : celle qui en veut à mort à l’antiracisme pour les dégâts que cette ingénierie (socialo-sioniste) a causés et continue à causer à la France depuis 1984.

De plus, le national-sionisme incarné par le trio Zemmour-Goldnadel-Bercoff, malgré les ventes record du premier, n’est pas suffisamment populaire pour renverser le socialisme sionisé : dans un système médiatico-culturel encore dominé par la gauche, il faut aller à la pêche aux voix souverainistes, celles qu’a incarnées un temps le socialiste Jean-Pierre Chevènement, voix qui poussent actuellement chez LFI, QG ou au Média. Certes, ces trois courants de gauche ne sont pas ouvertement souverainistes, leur logiciel gauchiste le leur interdit, mais la tendance est à un souverainisme déguisé, par exemple en renationalisations ou en renforcement de l’État ou des services publics.

Ces courants néogauchistes ont compris que l’antiracisme et son corollaire l’immigrationnisme ne sont pas populaires dans une France frappée par quatre crises majeures en cinq ans : le choc migratoire de 2015-2017 dû aux guerres du Proche-Orient , le terrorisme islamiste sous faux drapeau de 2015-2016, la révolte des Gilets jaunes de 2018-2020 et la destruction économico-sociale sous prétexte de pandémie depuis le printemps 2020.

L’équation est complexe pour les sionistes aux commandes : se débarrasser en douceur mais rapidement du socialo-sionisme, désormais nuisible à la nouvelle ligne nationale-sioniste, et mettre la main sur le souverainisme de gauche (sinon le créer) ou le socialisme national, sans avoir l’air d’y toucher. Car le socialisme national ressemble étrangement au national socialisme, heureusement amputé de sa dimension racialiste. C’est là l’explication à la fois de la terreur sioniste et du succès d’E&R.

C’est donc tout logiquement que l’onfrayisme s’est attaqué au pilier du socialo-sionisme, le quotidien Le Monde, tout en rappelant qu’il n’était pas antisémite. Traduction : je tape sur les antiracistes mais je ne touche pas au sionisme. Le message est passé, et la réponse du Monde était attendue : 30 ans après la tentative de rapprochement idéologique PCF-Nouvelle Droite, attention à la résurgence du phénomène rouge-brun !

Pourtant, à gauche comme à droite, sur les marges et au centre, personne ne pense que le philosophe nietzschéen puisse constituer une menace pour le vrai pouvoir, le pouvoir profond, celui de la Banque et des Marchés, liés par les puissances occultes, un pouvoir qui tient Le Monde, ce journal impopulaire déficitaire, entre ses griffes. Mais il faut que toute l’opération ait l’air neuve et, surtout, parée de tous les thèmes porteurs du moment : flèches contre le libéralisme macronien, dénonciation du politiquement correct, connexion avec la France en colère (la fausse Gilet jaune Jacline Mouraud a rejoint Front populaire), résistance aux lois qui limitent la liberté d’expression… tout ce beau pack étant évidemment floqué d’un gros « je ne suis pas antisémite, homophobe, misogyne, phallocrate, belliciste » (pour reprendre les propres termes d’Onfray) et d’un encore plus gros « je suis anti-islamiste ».

Nous savons depuis l’émergence du national-sionisme qu’il y a deux politiquement incorrect : le politiquement incorrect correct et le politiquement incorrect incorrect. Onfray s’inscrit donc dans la première catégorie, tandis que Soral est dans la seconde, et il n’y en a pas d’autre. On ne parle évidemment pas du politiquement correct correct – celui du pouvoir visible – et du politiquement correct incorrect, celui de l’opposition contrôlée. Avec l’entrée en jeu d’Onfray, piloté par les nationaux-sionistes, le pouvoir profond essaye de tenir les deux marges de la contra sur l’Internet. Comme il l’a fait auparavant avec le duo BHL-Zemmour, deux sionistes de deux tendances prétendument opposées mais qui ne se sont jamais véritablement affrontés, et pour cause, sinon l’un des deux, le moins brillant ou le plus menteur, aurait été définitivement à terre.

Un philosophe médiatique en remplace un autre…

Et même si Zemmour a renvoyé BHL dans ses cordes au cours de son émission Face à l’info, il semble que le temps de BHL soit passé et surtout, que le faux philosophe soit devenu contre-productif avec son socialo-sionisme de multimillionnaire. Il y a des choses qu’on ne peut plus faire avaler au peuple depuis la fronde des Gilets jaunes… Le socialo-sionisme, poussé dans la fosse par le bulldozer du national-sionisme, doit donc se renouveler, mais pas dans le giron de la gauche mélenchonienne, qui déplaît trop au CRIF. Mélenchon, avec son numéro du Grand Orient sur le bras, ne risque pas grand-chose, mais ses troupes ont besoin d’un discours d’indépendance, et plus grand-monde, même chez les gauchistes les plus obtus, n’ignore la puissance du lobby juif en France…

C’est donc tout naturellement qu’on nous sert ce philosophe anti-Dieu sur un plateau, au moment où tout ou presque a échoué pour le sionisme en France : le terrorisme sous faux drapeau qui devait mettre le feu entre chrétiens (visés) et musulmans (viseurs), et la mise au pas d’E&R via une justice totalement dévoyée. L’opération « Onfray » s’inscrit dans une opération plus générale qui consiste à recycler les dernières troupes de proxys (ou mercenaires) des sionistes, qui n’ont pas le nombre avec eux, et qui cherchent encore à avancer masqués. Autre exemple de l’ingénierie de gauche populiste, l’émergence du très attalien Idriss Aberkane, qui annonce son adhésion à Front populaire.

 

Il fallait au national-sionisme un sparring-partner de gauche en face de Zemmour, ce ne sera donc plus BHL mais Onfray, dont la mission consiste à occuper le terrain à la place de la très encombrante présence d’E&R. Pour le mouvement d’Alain Soral, une loi a été pondue spécialement, on pourrait dire un traitement spécial (Sonderbehandlung) : la loi Avia. Une loi scélérate qui va qualifier tout ce qui vient du socialisme national comme étant de la « haine », comme ça les choses seront plus simples, et Onfray aura le champ libre. Les internautes, les Gilets jaunes, les Français en colère contre les saloperies du néolibéralisme ou de la Banque auront le choix entre Zemmour – ou le candidat de son camp à la prochaine présidentielle – et Onfray – ou le candidat de son camp. Cette mise en place signe la mort des dinosaures Marine et Mélenchon, qui n’ont plus la main sur les événements.

Le cas emblématique Aberkane

Pour ceux qui doutent encore de l’ingénierie en cours, cette interview sur le site du renseignement Thinkerview d’Idriss Aberkane, l’idole des musulmans politisés (il se dit à la fois « patriote » et « soufi ») censé remplacer Youssef Hindi dans leur esprit. Nous sommes à 34’33, l’intervieweur sioniste pose la question Attali :

« Question d’Internet : alors je découvre avec toi, “Jacques Attali, tu étais souvent d’accord avec ses propos pour pas dire durant tout le débat, n’as-tu pas décelé un double langage ? L’as-tu senti sincère dans ses propos ?”

C’est un très bonne question.

Tu bosses en ce moment avec lui je crois ?

Euh non, alors j’ai bossé, j’ai fait une conf avec lui une fois.

T’étais pas dans un groupe de travail avec lui ?

Ah non. Pourquoi, t’as vu un truc comme ça ? J’avais donné des conseils sur la méthode dite du “devenir soi”, et en fait là l’internaute, il faut préciser le contexte, parle d’une conf bien précise sur Radio France, si je me goure pas, sur le sucre. On parlait pas géopolitique, ça donne déjà une réponse à notre ami internaute. On parlait sucre, on parlait alimentation, nutrition, et là je n’ai pas décelé à un moment un propos faux de Jacques Attali.
Cela dit, moi, c’est quelqu’un qu’on m’avait vendu comme étant un monstre, dans la banlieue on te le présente parfois comme ça. Je te rappelle qu’il est rentré dans le lard d’un certain polémiste islamophobe très connu, que je ne citerai pas, ça commence par un F, et je n’irai pas plus loin, et je m’y attendais pas. […] Et je n’ai pas peur de dire qu’Attali n’est pas du tout celui qu’on croit. Vraiment. »

Le lien sucré entre Aberkane et Attali montre tout simplement l’origine profonde et les liens souterrains de l’opération « Onfray ». L’essayiste soufi au CV gonflé (c’est Wikipédia qui le dit) critique (gentiment) BHL mais applaudit Usul, Chouard et Asselineau, tous partisans de la semi-révolution. Nous assistons donc à la construction d’un faux radicalisme et Onfray, depuis l’effondrement de la gauche antiraciste, est subtilement passé sous la bannière de la gauche populiste (on pourrait dire gauche raciste ou islamophobe, celle que préconise l’héritière Bleustein, la puissante Élisabeth Badinter), antichambre du national-sionisme.

Tous les seconds couteaux d’un gauchisme en perdition sont donc sifflés et convoqués par le pouvoir sioniste – qui lui n’est ni de droite ni de gauche mais du haut ! – pour faire bloc sous une nouvelle appellation, Front populaire, dont l’objectif inavoué est de contrecarrer l’inexorable montée, inscrite dans le sens de l’Histoire, du mouvement soralien. C’est la dernière tentative en date du Système pour empêcher la Révolution nationale qui s’annonce.

Bonus 1 : Onfray chez les forces occultes en 2013

Bonus 2 : Maurice Szafran n’a pas compris l’ingénierie

 

Bonus 3 : Onfray par Faits & Documents en 2015

Voici les faits qui jalonnent les deux portraits de Michel Onfray étalés sur les deux numéros du 15 au 31 octobre et du 1er au 15 novembre 2015.

Fils d’un ouvrier agricole et d’une femme de ménage issue de la DDASS, le petit Michel vit une enfance pauvre en Normandie et est placé dans un orphelinat catholique. Devenu prof de philo en lycée technique, il se définit comme anarchiste libertaire. Édité chez le père Enthoven dans une collection de… BHL, le jeune prof commence à percer. Après la mort de sa première femme atteinte d’un cancer, et euthanasiée sur sa demande, il se remarie avec Dorothée Schwartz, qui gère depuis sa communication, son site, et son succès. Grâce à la puissante machine Grasset, Michel accède à la notoriété et aux médias mainstream. Il participe à cette occasion à la revue sans lecteurs La Règle du jeu de BHL. Traité de « graphomane », il signe en moyenne deux livres par an, qui se ressemblent beaucoup.

Jean-Paul Enthoven raconte la réaction de son poulain : « Je me suis heurté à quelqu’un dont la psychologie est allergique au rythme parisien. […] Il n’aime pas l’argent, il pense que c’est mal ! Il faut se méfier de la haine de l’argent, elle a toujours mal tourné dans l’histoire, elle mène à la haine des Rothschild. » (Revue XXI, janvier 2008)

Onfray répondra dans Le Point en 2015 à son éditeur :

« En plus d’un quart de siècle, nous avons constaté que rien d’autre ne nous réunit que ce qui nous sépare : il est urbain et parisien, je suis campagnard et provincial : il est à l’aise dans le monde des gens de lettres, j’y suis comme un sanglier ; il est un juif libéral cosmopolite, je suis un descendant de Viking enraciné […]. Il est le contraire de ce que je suis, voilà pourquoi notre association ressemble à une figure taoïste. »

La qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle 2002 choque le libertaire soixante-huitard dans Libération du 26 septembre 2003 :

« La présence de Le Pen au deuxième tour de la présidentielle me paraît dans la société française une déflagration comparable aux déchirements provoqués à la fin du XIXe siècle par l’affaire Dreyfus […] Sur l’idée, qui est de nouveau la nôtre, que le racisme et la haine, le FN aujourd’hui, font leur lit sur un défaut de culture et même sur son empêchement. Il suffit de lire le programme culturel de Le Pen : folklore, racines, patrimoine franco-français. »

Au cours de sa vie médiatique, il va se lier avec plusieurs personnalités et courants de gauche : Bové, Besancenot, Mélenchon… Il surfe sur la vague gauchiste du moment, et finit par reprendre son cheminement personnel, philosophique et commercial, grandement aidé par ses écrits antichrétiens (validés par les loges) et ses subventions régionales. Quand il s’agit de véritable opposition, c’est-à-dire celle au pouvoir profond, Onfray rejoint très vite le camp du « bien » :

« Ce type est un symptôme, un pauvre type. Dieudonné est un antisémite un fasciste, un négationniste, un révisionniste, un ami de Faurisson, enfin, il n’a rien pour lui, il est détestable en tout. »

Malheureusement, après ce sans-faute culturo-politico-médiatique, Onfray commet la faute de parcours : un livre contre Freud, contre la psychanalyse ! Il découvre alors l’autre versant des médias mainstream et se fait massacrer par Le Monde en 2010. Il se vengera en 2020 avec ses deux diatribes commentées par Élisabeth Lévy (voir plus haut). L’athée découvrait qu’il ne faut pas toucher au judaïsme, de manière directe ou indirecte. BHL et toute la clique socialo-sioniste se retourneront contre lui. Michel retiendra la leçon. Et donnera un maximum de gages à la communauté de lumière (extraits toujours tirés de Faits & Documents) :

« Comme pour dissiper l’accusation d’antisémitisme (rédhibitoire quant à la visibilité médiatique et à l’attribution de subventions), Michel Onfray s’est rendu par deux fois en Israël au cours des deux dernières années. Tout d’abord, il a présenté son livre L’Ordre libertaire. La vie philosophique d’Albert Camus à l’Université de Tel-Aviv le 14 mars 2013, une conférence introduite par ces mots : “J’ai l’impression d’être chez moi en Israël”.

Pendant son séjour, il déclare à Jean-Patrick Grumberg (17 mars 2013) : “Je crois qu’Israël montre ce qu’est un Occident découplé de l’Europe. Je suis un farouche défenseur des valeurs de l’Occident – liberté, égalité, fraternité, laïcité, féminisme. On voit donc, à Tel-Aviv, […] un Occident non européen avec ce que Nietzsche nommerait une ’grande santé’, une vitalité – des corps montrés sans complexes, une jeunesse radieuse, un nombre incroyable de femmes enceintes, de couples avec des enfants ou des poussettes. Le versant solaire de la Méditerranée se manifeste sur les plages de Tel-Aviv alors que le versant nocturne des trois monothéismes fait la loi à Jérusalem.”

À en croire son interview, le 22 avril, donnée à la Radio de la communauté juive à Paris, Tel-Aviv serait même une Athènes contemporaine : “Tel-Aviv est une ville très hédoniste. […] Quand je suis sur une terrasse au bord de la mer à Tel-Aviv, j’ai vraiment l’impression qu’on est chez Homère, qu’on n’est pas loin d’Eschyle et de Sophocle”. Le 28 octobre 2014, il sera de nouveau à Tel-Aviv pour une rencontre avec le public israélien autour de son œuvre, rencontre organisée par l’ambassade de France et l’Institut français de Tel-Aviv. »

Des propos qui rappellent étrangement ceux de Philippe Val qui se sent aussi chez lui en Israël, le pays de la colonisation meurtrière et de la persécution des Palestiniens !

On terminera ce digest du très détaillé portrait d’Onfray dans F&D par le troisième reniement politique du BHL 2.0 :

« S’il y a un front commun possible de ceux qui sont contre l’Union européenne, contre l’euro, cela me paraît être une bonne idée. Mais personne ne votera pour quelqu’un issu d’un parti. Dans cette affaire, je ne roule pas pour moi, mais je pense plutôt à des gens comme Simone Veil ou Robert Badinter (NDLR : qui ne se sont jamais prononcés contre l’Union européenne ou contre l’euro, bien au contraire). […]
Mon athéisme avéré, mon opposition à la peine de mort, ma défense de l’avortement et du mariage homosexuel, mon combat pour l’euthanasie et le clonage thérapeutique, mon refus de jeter tout l’art contemporain à la poubelle, ma défense d’un socialisme libertaire, mon refus de ceux qui, chez elle, relèvent du canal historique du FN, ainsi que mon dédain de toutes les classes politiques dont elle fait partie, tout cela fait que Marine Le Pen n’est pas plus ma tasse de thé que Hollande ou Mélenchon, Sarközy ou Bayrou. […]
J’ai été invité à Radio Courtoisie, je n’y suis pas allé. Quand je suis dans les locaux d’une chaîne de télévision en même temps que Marine Le Pen, je prends soin de ne pas la croiser. Et quand Robert Ménard m’a invité pour donner une conférence à Béziers, j’ai refusé d’y aller. »

Radical, mais pas trop.

Source: Lire l'article complet de Égalité et Réconciliation

À propos de l'auteur Égalité et Réconciliation

« Association trans-courants gauche du travail et droite des valeurs, contre la gauche bobo-libertaire et la droite libérale. »Égalité et Réconciliation (E&R) est une association politique « trans-courants » créée en juin 2007 par Alain Soral. Son objectif est de rassembler les citoyens qui font de la Nation le cadre déterminant de l’action politique et de la politique sociale un fondement de la Fraternité, composante essentielle de l’unité nationale.Nous nous réclamons de « la gauche du travail et de la droite des valeurs » contre le système composé de la gauche bobo-libertaire et de la droite libérale.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Recommended For You